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 Peeta — I swear, I don't bite
Jeu 12 Mai 2016, 16:04
Invité
Invité


Peeta
Âge : 23
Nationalité : Américaine
Sexe : Mâle
Sexualité : Bisexuel (normalement)
Groupe : Hybride rebel
Espèce : Vipère des Pyramides brune
Métier (hum.), Puce (hyb.) : ZL8401
Personnage sur l'avatar : Touken Ranbu - Ookurikara
Double Compte ? : Nah
Code : Ok par Louiza

I'm not violent, I just have a big mouth.

Description mentale & physique
Peeta, murmura-t-elle, la tête baissée pour cacher ses joues rougissantes. Je crois que je...
Stop ! Ne dis pas un mot de plus.

Le brun la coupa brusquement, ne souhaitant pas en entendre davantage. En vérité, il devinait d'avance ses intentions et la devançait afin d'esquiver une situation inextricable. Il connaissait cet air de sainte nitouche, ce ton hésitant et ces gestes peu assurés. Tout cela ne lui disait rien qui vaille. D'autant plus qu'en l'arrêtant, les yeux de son interlocutrice commencèrent à s'humidifier.

« Quelle plaie. » soupira-t-il intérieurement d'un air peu intéressé. Il passa sa main sur son cou mat et repoussa sur le côté quelques mèches aux pointes bordeaux de sa chevelure mi-longue. La dominant de son mètre 85, il l'observa d'un œil empathique quoiqu'un brin ennuyé et répondit aussi aimablement qu'il était capable de le faire :

Je suis désolé, tu n'es vraiment pas mon genre.

S'efforçant d'arborer un visage navré, il la regarda un court instant fondre en larme avant de tourner les talons et de la laisser seule à sangloter. Peeta ne pouvait malheureusement rien faire pour apaiser sa douleur. À dire vrai, il ne supportait pas les petites princesses chétives tout droit sorties d'un conte de fée. S'il possédait la carrure d'un prince charmant sans la parure dorée et le brave destrier blanc, il n'empêchait pas qu'il avait en horreur les timides jouvencelles qui se présentaient à lui érubescente. Il ne s'attarda donc pas dans les environs et s'échappa dès qu'une occasion s'offrit à lui.

Plutôt habitué à l'ambiance tendue des gangs, il avait tendance à préférer les personnes à fort caractère, à la stature inébranlable et au charisme de feu. Si de surcroît cette personne savait faire preuve un bon cœur alors, il y avait une grande chance pour que l'éphèbe en tombe sous le charme. Oui, s'il y avait une personne à qui il aurait donné une chance, cela aurait probablement été elle.

Cependant, à évoquer cette personne, les souvenirs ancrés du massacre de son gang refirent surface et l'immobilisèrent net au milieu de la rue. « J'me sens mal... » geignit-il intérieurement en s'appuyant sur le mur le plus proche. Son teint devenu pâle accentua son air souffreteux et les cicatrices dans son dos semblèrent se réveiller. On le dévisageait comme une bête de foire sans penser un seul instant à l'aider. Pendant ce temps, il revoyait encore cette scène morbide où les murs et les corps inconscients s'étaient changés en peinture abstraite. Rouge, tout était rouge.

Le jeune homme tenta de se ressaisir et secoua vigoureusement sa tête pour oublier ces images macabres. Dans sa bouche, un liquide chaud au goût métallique glissa de sa gencive. Son propre sang. Ses crocs ressortirent par réflexe et n'arrangèrent pas son état. Calmant sa respiration erratique, il subtilisa une pomme sur un étalage sans surveillance et se remit rapidement en marche comme si tout cela n'avait été que de la comédie. Il lui fallait changer d'air et penser à autre chose.

Pour être honnête, cela ne lui avait pas manqué. Ce malaise qu'il ressentait rien qu'en y pensant, cette crainte irrationnelle et pathétique. Comment un homme qui affrontait sans cesse le danger pouvait souffrir d'une terreur sans nom pour le sang et le vide ? Peeta soupira longuement et se réconforta en se disant que malgré sa piteuse condition, il avait une belle gueule.

Après tout, il avait peu à dépenser en mousse à raser et ses muscles finement dessinés laissaient une forte impression de virilité. Son tatouage reptilien parcourant tout le long de son bras gauche, sa nuque et ses pectoraux ajoutait un plus à son charme naturel et sa gentillesse dissimulée le faisait apparaître tendre et attentionné. Sans compter que ses conquêtes — s'il se donnait la peine d'en chercher — semblaient subjuguées par son regard envoûtant et qualifiait souvent l'ambre de ses iris comme intriguant. On disait même que cela le rendait inexplicablement attirant tout en lui donnant de la valeur.

Histoire
Je n'avais jamais demandé à être ici. Je n'avais d'ailleurs pas un seul instant pensé finir de cette manière. Être ou ne pas être ? J'avais presque l'impression d'être Roméo sans Juliette. Une fois de plus, je n'avais aucun plan de secours et personne pour me venir en aide. Supplier, s'énerver ou jouer la comédie, rien ne changerait mon destin. J'étais dans la mouise.

Qui aurait imaginé qu'un inoffensif californien bisexuel comme moi aurait pu se retrouver dans une situation pareille ? Je ne méritais sûrement pas un châtiment si cruel pour un business aussi petit que le trafic de drogue. Soit, ce n'était pas ce qui se faisait de plus légal, ni de plus saint. J'avouais de bonne foi de ne pas non plus m'être engagé dans des affaires très honnêtes. Était-ce néanmoins une raison recevable pour m'enlever toute humanité ? Je grinçais des dents et me laissais tomber sur le sol.

« Peut-être est-ce encore une punition pour cette fois-là... Don... »

Je levais doucement ma tête vers le plafond anthracite, frissonnant à ce nom et serrais le poing à en voir les jointures blanchir. Tandis que je tentais d'oublier mon désespoir et ma crainte, mes cheveux glissèrent de mes épaules, chatouillant ma peau cicatrisée qui était le vestige de cette époque. Gang. Un mot qui pouvait à la fois tout et rien dire pour moi.

À l'époque, j'étais complètement raide dingue de ce Don, un chef hors-pair qui savait discourir comme personne. Quand il parlait, je croyais voir un pan de son monde, je pouvais penser que je faisais partie d'une famille unie et soudée. Dès qu'il ouvrait sa bouche, je buvais littéralement ses paroles et n'en étais jamais repu. J'étais prêt à le suivre jusqu'au bout du monde, vendre un milliard de drogues pour qu'il me remarque et pense à moi comme je pense à lui. Oui, j'aurais tout fait pour lui si cela ne s'était pas passé de cette manière.

Ce jour-là, tout semblait pourtant normal, presque paisible. Je rentrais tout juste d'une transaction fructueuse quand j'entendis un bruit. C'était une bagarre. Je pouvais reconnaître le bruit sourd d'un corps qui tombait, le gémissement de douleur d'un homme en souffrance et plusieurs autres voix graves et menaçantes.

Bien qu'habitué à ces altercations régulières, je sentais que quelque chose était différent, que cela n'allait pas. J'avais un mauvais pressentiment et les sens en alerte pour une raison que j'ignorais. Je n'avais jamais été grand bagarreur, je ne me mêlais jamais des affaires que je sentais trop dangereuses. Don ne m'avait jamais fait de remarque à ce propos. Après tout, je n'étais qu'un trafiquant de drogue, rien de plus et cela suffisait largement pour contribuer au gang.

Cependant, cette fois-là avait été différente. Tout d'abord, il y avait cette fille, Shireen. Elle n'était pas bien grande mais, n'était pas non plus chétive. Des formes là où il y fallait, pas de superflu. En somme, pas de quoi envier ces vendeuses de rêve dans les maisons closes, si vous vouliez mon avis. D'ailleurs, elle avait ce petit truc à elle, ces couettes là qu'elle portait toujours de façon bicolore et aussi, son caractère bien trempé qui lui seyait à merveille. Je n'avais pas toujours compris le motif de la rancune qu'entretenait nos deux gangs respectifs. Tout ce que je savais c'était qu'elle était une ennemie et que je devais garder mes distances bien que, je me surprenais parfois à laisser traîner mon regard sur elle.

Quoiqu'il en soit, je ne m'étais pas impliqué plus que nécessaire ce soir-là. Je les ai laissés, les ai uniquement regardés se prendre une violente torgnole, comme un trouillard, une lopette même. Tout ce que j'avais pu faire avait été de trembler à l'instar d'une feuille sur le point de tomber. Ils se faisaient brutalement malmener et moi, j'étais là, impuissant et figé. J'aperçus des perles vermeilles goutter en grande quantité sur le sol. La situation était à son comble, ma vue se troublait, mon cœur se taisait petit à petit. J'avais froid, j'étais terrifié. Bordel de phobie.

Rassemblant le peu de volonté que j'avais encore, je tournais les talons et me retenais de vomir mes tripes. Je m'éloignais assez seulement pour me ressaisir et me maudire. De toute manière, je les avais lâchement abandonné à leur sort. C'était un fait qui restait inchangé, combien même je pouvais le revivre en cauchemar. Et puis, regretter à ce sujet était inutile quand on savait qu'au lendemain du saccage, ma couardise se paya à un prix élevé.

J'avais stupidement cru à ce que tout cela n'était que le fruit de mon imagination. Un mauvais rêve qui avait un goût trop prononcé de réalité. Mais non. Le gang avait été massacré et moi, le dealer romantique était redevenu orphelin.

Qu'est-ce que tu fous là, connard !? brailla quelqu'un dans mon dos.

Cette voix, je la reconnaissais sans effort. Don. Mon leader. Mon dos devint rigide, tendu. La terreur de la veille revint en deux fois pire. Non, cent fois pire. J'étais sur le point de me retourner quand un douloureux coup de pied me sonna et m'expulsa sur le mur de pierre en face.

T'as du cran de revenir après avoir déserté comme une gonzesse hier !

Il me frappa de nouveau, cette fois, à la tête. Cela avait été si abrupt et violent qu'en plus d'avoir été étourdi, l'une de mes oreilles se retrouvait momentanément sourde. Une fois de plus, je ne réagissais pas à toute cette violence qui se déversait sur moi. Je ne me relevais pas, ni ripostais. Tout ce que je me contentais de faire était de me servir de mes bras pour amortir l'impact des frappes. Je l'avais mérité après tout. Tout cela n'était que le fruit de ce que j'avais semé.

Cela étant, j'avais espéré que la rage du blond s'essoufflerait et qu'il me pardonnerait comme il l'avait fait lorsque j'avais tenté de lui voler un baiser dans l'un de ses moments vulnérables. Toutefois, cet espoir s'envola aussitôt que j'eus levé mes yeux ambrés vers lui et découvris une toute autre personne. Ce n'était plus Don. Ce n'était plus qu'une bête enragée qui avait perdu toute humanité.

Malgré mon piteux état, ses insultes acerbes tout comme ses coups effrénés ne s'interrompirent à aucun moment. Pis encore, voyant que je restais apathique, ceux-ci s'intensifièrent et se muèrent brusquement en assaut sexuel à mi-chemin. À ce moment-là, mon esprit oscilla entre l'éveil total et l'inconscience, préférant endurer cela en silence pour que ces sévices finissent au plus vite. J'avais souhaité mourir de ses mains. Cela avait été une torture infinie qui avait détruit mon corps, mais aussi annihilé mes sentiments pour lui.

J'avais été abandonné à mon tour, oublié dans un coin de rue pas loin du carnage. On me laissa pour mort parmi les détritus, je n'existais plus à ses yeux. Encore une fois, personne n'avait bougé le doigt pour sauver qui que ce soit. En dépit de cela, les larmes ne me venaient pas et je ne ressentais que la douleur d'un terrible vide creusant dans mes entrailles. Le sol froid du trottoir me parut presque réconfortant en comparaison ; et sans m'en rendre compte, je m'évanouis.

Quand je rouvris de nouveau mes yeux, mon corps entier était endolori et une liasse de billets dormait à mes côtés. J'étais groggy et frigorifié, probablement dû au fait que j'avais passé quelques heures allongés ici. Je pris un certain temps pour m'apercevoir que certaines de mes blessures — les plus sévères — avaient été grossièrement soigné. Était-ce... ? Aussi stupide que j'étais, une minuscule lueur d'espoir se ralluma dans mon cœur. Je me redressais avec difficulté, apercevant un mot qui accompagnait l'argent et l'attrapais vivement pour le lire.

« Shireen. »

Je ne m'étais pas attendu à cela. Était-ce réellement celle à qui je pensais ? Je regardais autour de moi, incrédule comme si je m'attendais à la voir surgir de l'ombre. Cependant, il n'y avait personne d'autre que moi et un chat errant. Peut-être était-ce un signe ? Peut-être était-ce là un message pour me dire que j'avais le droit à une seconde chance ? Je n'avais jamais vraiment été religieux jusque-là mais, sur le moment, j'avais envie d'y croire. J'avais envie de la croire. C'était le tout dernier espoir auquel je me raccrochais ; un petit geste de bonté qui me consolait un peu dans ma tragique fin.

Shireen. Je relisais encore ce bout de papier chiffonné, n'arrivant pas à me faire à l'idée que tout le monde ne dissimulait pas un monstre en son sein. Même si je ne connaissais pas ses intentions, j'étais reconnaissant envers elle et j'allais recommencer à la case de départ. Maintenant que j'étais rejeté du gang, je n'avais plus à prétendre à l'exécrer et, au fond, j'étais soulagé. À vrai dire, elle m'avait toujours intrigué et intéressé bien que je ne savais pas dans quel sens s'orientait cet intérêt.

Me relevant non sans mal, je quêtais pour l'hôpital le plus proche avec la monnaie que l'on m'avait laissé et reconnus, une fois là-bas, tous les crimes que j'avais perpétré lorsque j'étais dans le gang de Don sans rien révéler des autres. J'étais tout à fait conscient que le futur du blond était entre mes mains. Il me suffisait d'une phrase pour le faire chuter avec moi en Enfer, qu'il m'accompagne pour le reste de notre vie. Cependant, il semblait que je nourrissais encore une infime part d'affection pour lui. Un tout petit rien qui pourtant me valu beaucoup.

On me traîna aux tribunaux, me traitant comme un moins que rien, comme si je n'étais que de la vermine. J'étais déjà condamné à leurs yeux à cause de mon teint blafard et de mes blessures encore fraîches. Qu'importe, je n'avais jamais espéré m'en sortir indemne. Cela étant, il y avait une seule chose qui me poussait à avancer : Shireen. Je n'avais pas envie que ses efforts n'aient été pour rien et voulais la revoir et la remercier pour cela.

En attendant, on prononça ma sentence pour les délits que j'avais commis : la mort ou la prison à vie sur l'île. C'était en 2017. Sur l'instant, je pensai naïvement que cela ne pouvait pas être pire que ma dignité perdue et me décidai pour la seconde option. Après tout, je n'étais qu'exilé sur une île. Que pouvait-il m'arriver d'autre ?

D'un coup de bistouri, cette pensée fut très vite balayée. Après m'être rapidement fait transféré par les autorités — ceux-ci certainement ravis de se délester d'un criminel — on m'emmena dans ce qui semblât être un laboratoire. Là, des blouses blanches me prirent en charge et procédèrent à plusieurs greffes sur tout le corps. Des changements aussi bien étranges que douloureux s'opérèrent sans que je n'eus consenti à cela. Ma mémoire devint brumeuse, tous mes souvenirs furent comme recouverts d'un épais nuage sombre. Quant à mes yeux, ma peau et ma gencive, je les sentis m'irriter et me tirer autant que si l'on m'avait lacéré au cuter. Je n'avais plus l'impression qu'ils étaient miens.

Je crus devenir fou au début. Des tortionnaires impitoyables se relayèrent jour et nuit pour tenter de me « dresser » et de me rendre « docile ». Les greffes animales que j'avais subi ne m'aidaient nullement à avoir l'esprit clair. Quand ce n'était pas de violents coups que je recevais, c'était des chocs électriques qui me traversaient le corps et me paralysaient temporairement le cerveau. Mes désirs de vengeance moururent étouffés à l'état de fugaces pensées, tandis que parallèlement, mon envie de finalité s'amplifia dramatiquement. La vérité me percuta de plein fouet : je n'étais plus humain à leurs yeux.

Comme au lendemain d'une fête alcoolisée, une migraine exécrable me martyrisait le crâne. Quant à ma peau, elle était devenue écailleuse principalement là où j'étais tatoué, la rendant rugueuse sans pour autant trop s'en différencier. Quand je la touchais, la texture me faisait penser à l'épiderme d'un reptile. Je ne me reconnaissais plus moi-même. Le temps que mes membres s’accommodaient à leur nouveau corps, on prit la peine de « m'expliquer » ce que j'avais déjà deviné. Je ne sus pas comment réagir dans un premier temps. Apparemment, je n'étais plus rien qu'un animal. Une vipère des pyramides pour être exact.

Vous rigolez ?! fut tout ce que je pus dire avant qu'on ne me jeta en cage.

J'appris qu'à partir du moment où j'avais adhéré au programme Neko Criminal, j'avais implicitement consenti à abandonner toutes les libertés et les droits qui m'étaient accordés en tant qu'humain. En somme, je ne pouvais plus circuler librement, porter un nom de famille ou même me rappeler de mon passé.

Peut-être était-ce seulement moi mais, je garda secret le fait que je parvenais tout de même à conserver quelques bribes de souvenirs. Un sourire, Don, Miss Couettes... Pas de quoi écrire une biographie mais, qui était suffisant pour me dire que je n'étais pas né ainsi. Si l'oubli était une solution facile pour ne plus souffrir, je ne voulais pas effacer de ma mémoire ce que j'avais vécu jusqu'ici. Après tout, cela faisait de moi ce que j'étais aujourd'hui.

De même, je n'allai certainement pas rester les bras croisés à attendre la venue d'un fétichiste pour me libérer de cette prison. Je fus bientôt habitué au traitement inhumain auquel on me soumettait. Plus j'eus mal, plus ma haine grandit. Les électrochocs de ma puce devinrent peu à peu supportables et ne me donnèrent plus que des migraines passagères. Sans m'en rendre compte, l'idée d'évasion s'insinua de nouveau en moi. Je ne voulus pas servir de domestique ou d'animal de compagnie pour quelqu'un que je ne connaissais pas. Je ne voulus pas passer le reste de ma vie à croupir dans une cellule à peine assez grande pour me contenir. Non, j'eus d'autres projets en tête.

Loin de me soumettre à ce genre d'absurdité, je profitai de l'inattention du premier nigaud qui tenta de « m'acheter » pour décamper dès la première nuit. Ne connaissant rien de l'île, je me contenta de m'enfoncer dans la ville et de mettre le plus de distance possible entre le refuge et moi.

Je voulus me mêler à la foule et tromper la vigilance des autres passants mais, quelqu'un m'attrapa par l'épaule et me tira hors de l'avenue principale. Je tentais de me dégager de sa prise, lui assenant des coups à l'aveuglette en vain. Il m'ordonna de rester tranquille mais, cette proximité me terrifia plus que je ne l'aurais voulu. L'étreinte agressive de cet inconnu me rappela des événements âpres et il exploita cette crainte pour m'emmener ailleurs. Le cliquetis de ses armes m'interpella. Il m'attrapa par la mâchoire tout en me toisant. Malgré mes protestations et mon agitation, il tint bon et me fit taire en m'assenant un coup à l'estomac. J'imaginais déjà être tué ou pire, torturé. Toutefois, j'eus tord de penser ainsi.

Comme s'il eut pitié de moi, il m'alimenta et me décrassa avant de me fournir quelques vêtements que j'enfilais sans grande conviction. Son changement d'attitude me parut anormal et son regard brûlant trahissait quelques arrières-pensées. Ses yeux s'attardaient dans les miens et ses mains sur mes écailles récemment acquises. Pourtant, il ne me fit rien de plus. Je ne compris que plus tard que ce pouponnage momentané n'avait été qu'une façon d'augmenter ma valeur marchande. Peu de temps après, mon kidnappeur aux yeux vairons et à la crinière sombre me revendit pour une petite fortune et je me retrouvais de nouveau en cage au refuge.

Finalement, la liberté était un luxe que je ne pouvais espérer posséder.

Du moins, c'était ce que je pensais jusqu'à ce que Shireen me sauva de nouveau de ma misère. Venue réclamer vengeance auprès de ses anciens gardiens de refuge, elle les tua sous mes yeux et m'aida à m'évader de ma cage lorsqu'elle se souvint de moi. Je fus drôlement heureux qu'elle eut assez d'esprit pour se souvenir de mon visage. Les jours suivants, j'eus l'impression de vivre un rêve à ses côtés. Elle prit la décision de me prendre sous son aile et je ne pus que la remercier. Je me sentis lui être redevable de dix vies. Ce fut pourquoi, je choisis de rester avec elle tant qu'elle voulut encore de moi.

Devant l'écran

Je suis Taemi, une larve procrastinatrice et paresseuse. J'ai pas grand chose à dire en fait. /meurt
Je crois que j'étais arrivée par le biais d'un partenaire mais, je ne me rappelle plus duquel. J'ai une mémoire trop courte pour me souvenir de ce genre de détail. /pan
Jeu 12 Mai 2016, 17:20
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Hey, j'ai un secret à te dire ... Tu es validé(e). Ton avatar et ta race ont été automatiquement recensés. Maintenant que tu as fait le plus gros, il te reste encore quelques petites choses à demander. Allez, ne fais pas cette tête, tu y es presque !

Tu peux demander un rang : ici et un logement pour les Maîtres ou Maîtresses : . Si tu veux un joli avatar tu peux aller demander de l'aide par ici.
Tu peux faire ta fiche de relation ici. Bien sûr, tu peux également faire ta demande de Maître ou d'Esclave ici. Cependant, ce n'est pas parce que tu n'as pas de Maître ou de Maîtresse que tu ne peux pas RP, c'est pourquoi, tu peux aller ici pour recruter un partenaire !

Une dernière chose .... Amuse-toi bien parmi nous ;)






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