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  « Une chauve-souris, aimait un parapluie » ~ ♫ [FINIE]
Lun 11 Juil 2016, 10:53
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Mes posts : 89
Membre depuis le : 27/11/2015

Aela Ulva-Lactuca
Âge : 27 ans
Nationalité : Irlandaise
Sexe : Féminin
Sexualité : Bof
Groupe : Hybride docile
Espèce : Chauve souris, vampire commun
Puce (hyb.) : UL0001
Personnage sur l'avatar : Morrigan Aensland, Darskstalkers
Double Compte ? : J'en suis un, oui °^°
Code : Je suis là bande de ploucs ! (ouais, j'suis là hein, et j'vous observe ôuô )

Une petite phrase ici.

Description physique
Regardons un peu comment tu es faite, attardons-nous sur ce nouveau physique qui te rebute encore un peu. Le vert n’a jamais été ta couleur préférée, bien au contraire. Tu la détestes quand il ne s’agit pas de la nature, et comme pour te punir un peu plus, tes gènes ont été modifiés afin que tes cheveux arborent cette couleur. Un tas d’algues sur le crâne, passant du vert pomme au vert d'eau selon la luminosité et tes reflets. En te regardant dans le miroir, un petit filet d’eau s’échappe de ton œil droit, et tu ne l’essuies pas immédiatement, le laissant couler le long de ton visage. Ils avaient également trouvé le moyen de t’affubler de minuscules ailes de chauves-souris que tu pouvais bouger avec une grande aisance, là, qui dépassaient de ta chevelure un peu plus longue. Il semblerait que leur croissance se fasse un peu plus rapidement. Mais à qui appartient ce reflet ? La couleur de tes yeux ne semblaient pas avoir changé, elle au moins. Ils étaient toujours bleus, et tu pourras encore mettre des lentilles de contact pour les changer selon ton propre souhait et à ta guise. Quelque chose sur lequel tu avais encore le contrôle visiblement. La pâleur de ta peau était toujours la même, tes fines lèvres rosées aussi mais lorsque tu souris, tu remarquas que tes canines n’étaient plus les mêmes. Moins humaines, plus animales. Tes douces morsures ne le seraient plus tellement, et même te mordre la langue risqueraient de t’être douloureux. Ta langue était toujours là, intacte. Ce corps n’est plus que leur œuvre. Tu suivis en silence l’un des scientifiques afin de te voir en entier, et là, tu pus voir ces deux immenses ailes de chauves-souris dans ton dos. Il y avait comme des nervures noires autour, preuves que ça n'avait rien de naturel mais juste une sorte de collage. Tu tentas de les bouger, mais elles te firent mal. Elles s'étaient doucement agitées d'avant en arrière avant de se replier dans ton dos. C’est dégoûtant… Tu pus alors admirer que ton corps n’avait pas subi plus de changements que ça. Quoi qu’en y regardant de plus près… Tu baissas la tête vers tes jambes, puis tes pieds. Tu avais comme l’impression d’avoir perdu des centimètres durant cette maudite opération. Tu avais espéré qu’on t’enlève un peu de poitrine, mais visiblement, l’espoir était peut-être tout ce qu’il te restait et qu’on ne pourrait t’enlever, pour le moment. Tu suivis alors cet inconnu afin que ta taille et ton poids soient notés dans ton dossier, et c’est à ce moment que tu sus que cette perte en hauteur n’était pas imaginaire : 172 centimètres. En tant qu’humaine, tu en faisais 182 ! Ils avaient réussi à faire suivre ton poids, heureusement pour ton état mental.

Description mentale
Ton souci Aela, c’est que tu n’aimes pas ton reflet dans le miroir. Enfin, c’est plutôt que tu n’aimes plus ton reflet. C’est juste que tu ne te souviens pas à quoi tu ressemblais avant de ressembler à ça. Il y a pourtant encore des points communs entre ton toi humaine et cette nouvelle toi.
Vous avez le même amour pour les coins exigus, même si tes grandes ailes ne te permettent plus trop d’y avoir accès. Ce n’est pas grave, tu chercheras quand même à t’y réfugier. Il y a aussi cette même fascination pour ton reflet, même si tu le trouves dégoûtant. Tu peux toujours rester plantée là, à t’observer, tentant de prendre la pose afin d’en trouver une où tu te plairais. La même curiosité, insatiable de connaissance et savoir. Si tu ne comprends pas, tu chercheras à comprendre, à ce que toutes les informations nécessaires puissent rentrer dans ta p’tite caboche. Le savoir était une chose toujours importante à tes yeux. Être ignare signifiait pouvoir être manipuler, et non, ça ne t’intéressait pas plus que ça. Tu passais ton temps à réfléchir en silence, en tentant de te remémorer certaines choses, bien trop souvent en vain. Les quelques souvenirs qui te revenaient restaient bien trop flous pour que tu puisses réellement les comprendre, et les quelques réponses que tu avais réussi à obtenir de la part des scientifiques étaient toujours la même « Juste des rêves obtenus à force de lire des livres~ ».  Tu feignais de te résigner à cette réponse alors que doucement tu te raccrochais à ces personnes, ces visages, ces voix qui t’étaient inconnus. Et plus tu tentais d’y voir plus clair, plus ils se dissipaient dans d’horribles migraines.
Malgré les actes qui t’avaient emmené à cette transformation, tu étais restée d’une certaine docilité, dans la limite du raisonnable. Parce que non, si tu ne voulais pas te lever aux aurores pour faire le petit-déjeuner du premier pecnot qui aurait eu la merveilleuse idée de t’adopter, tu ne le ferais pas. Tu y avais sûrement gagné un brin d’assurance sans t’en rendre compte. Tu étais comme tout être vivant, dotée de tes propres envies et humeurs, mais ça personne ne s’en souciait pas vrai ? Cette puce sous ta peau était extrêmement dérangeante, problématique même. Tes refus d’obéir s’accompagnaient de douleurs crâniennes plus ou moins violentes.  Plus tu te bornais à refuser d’obéir et plus cette douleur grandissait, te forçant à placer tes mains sur ton crâne. Tu détestes cette condition qui t’oblige à faire quoi que ce soit que tu ne veux pas, que tu n’as pas choisi, et tu détestes encore plus les personnes qui en tirent profit.
Tu restes malgré tout une personne souriante, mais extrêmement rancunière. Tu as tes moments où tu apprécies ta solitude et d’autres où tu préfères traîner avec quelqu’un d’autre pour te tenir compagnie. Avoir de la compagnie ne signifie pas pour autant que tu apprécies les contacts physiques. Tu les fuis, et si par hasard il t’arrivait d’en vouloir ou de devoir en donner un, ce serait toi qui mettrais tes bras autour de l’autre, pas l’inverse.


       Depuis quelques années déjà, tu peux agiter tes ailes sans ressentir la moindre douleur et tu as alors découvert qu'elles pouvaient t'être utiles. Il t'arrive de te pendre la tête en bas et t'enfermer dans une sorte de cocon qu'elles formeront afin de réfléchir, ou bien faire passer le temps. Brosser les petits poils qu'il peut y avoir aussi. Tu t'en servais pour effrayer et frapper, mais leur naissance restait quand même un fardeau dégoûtant à voir dans ton dos. Tu avais appris à repérer l'odeur du sang, mais à seulement quelques mètres de toi, pas la peine d'aller chercher ta ration mensuelle jusqu'à l'autre bout de l'île non plus. Tu te contentais généralement de petits mammifères si tu pouvais, quelques millilitres suffisaient à calmer cette excitation qui te mettait dans ce drôle d'état. Tes yeux si ronds, ta soudaine envie de jouer alors qu'au fur et à mesure tu devenais violente. Une fois que ta petite soif était étanchée, tu redevenais la Aela habituelle, repartant dans ton coin comme si rien de tout cela ne s'était passé. Après tout, tant que ta poche de sang vivante ne se débattait pas, elle ne sentait pas la douleur alors pas la peine d'en faire tout un drame, n'est-ce pas petite Algue ?

Histoire
Comment en étais-tu arrivée là ? Si on remonte dans le passé, très loin dans ta vie, avec ta famille, on ne peut pas dire que tu étais un enfant très turbulente. Au contraire, tu étais calme, obéissante, toujours à jouer dans ton coin. Quelque chose que pas même toi n’a encore compris : ton amour pour les endroits exigus. Tu t’y blottissais, que tu sois contente ou triste, ou même apeurée. Tu te recroquevillais en boule avec des peluches, tes poupées ou même un livre ou tes devoirs. Tu étais en règle générale seule. Pas que les autres enfants te détestaient, ou que ta timidité t’empêchait de les rejoindre. Tu t’entendais bien avec eux, mais la solitude te convenait quand même. Tu ne te prenais pas pour plus intelligente qu’eux, attention, il ne faudrait pas qu’il y ait méprise sur ta personne, mais tu préférais les regarder jouer ensemble que de te mêler constamment à eux. Tu les observais, assise sur ta chaise ou un petit muret, des pieds se balançant toujours dans le vide. Tu te contentais de t’effacer afin de ne pas trop attirer les regards, et un peu plus quand ta petite sœur vit le jour. Vous grandissiez toutes les deux, sans vous crêpez le chignon, mais sans non plus être constamment l’une avec l’autre. Malgré cela, chacune protégeait l’autre dans son ombre. Et puis, brusquement, un changement.

La petite chenille Irlandaise que tu étais commença à rêver d'un futur en tant que top model. Alors doucement dans ton coin, presque secrètement, tu avais déjà débuté quelques changements au niveau de ton alimentation, du temps que tu passais à faire de l'exercice. Les mois passés et ta chrysalide se tissait. Tu avais gagné de l'assurance grâce à cette nouvelle apparence qui commençait à te plaire, les compliments… Tu commençais à négliger tes vrais amis, ceux qui avaient toujours étaient là pour toi, qu'importe ton apparence physique, ta famille qui te voyait de moins en moins. Tes parents se rassuraient en se disant qu'après tout, c'était normal, avec ce petit boulot après les cours, tes révisions… Ils n'allaient pas empêcher l'enfant modèle de vivre enfin un peu. Ta petite sœur par contre vivait très mal le fait de ne plus faire partie de tes priorités, et elle ne se gênait pas pour le faire savoir. De nombreuses disputes éclataient, laissant le silence de la maison n'être qu'un doux et lointain souvenir. Vous n'en veniez que très rarement aux mains, mais quand ça arrivait, vous séparer devenait une tâche bien compliquée. Est-ce que votre lien jusqu'à présent fort mais invisible était perdu ? Beaucoup en étaient convaincus, et pourtant… S'ils savaient comme à chaque fois chacune de vous s'en voulaient d'avoir pu blesser l'autre, que ce soit verbalement ou physiquement. Mais non, ils n'étaient à présent qu'aptes à voir un lien noirci par la colère, la jalousie et l'incompréhension.

De ton côté, tu avais fini tes études au lycée et les poursuivait dans une école de commerce, sans pour autant renoncer à cette lubie qui te tenait depuis bientôt dix ans. Avoir un physique était une chose, mais un cerveau en était une autre à ne surtout pas négliger, en aucun cas. Grâce à des aides financières, tu  pus avoir un petit studio à toi dans lequel tu invitais régulièrement ta petite sœur. Tu voulais tellement renouer avec. Mais sur treize  invitations, la demoiselle n'en acceptait que deux, et encore !, il lui arrivait de te poser des lapins. Et comme une entêtée, tu ne lâchais pas prise. Jamais. Vous étiez si loin maintenant, comment pouvais-tu la protéger et l'aider ? Tu faisais cependant plus attention à toi, à ces soi-disant amis. Mais si tu avais su, jamais tu ne serais partie, jamais tu ne te serais pas retrouvée dans cette cage de verre. Tu n'aurais pas cette date gravée dans ta mémoire.

Tu avais décidé de passer tes vacances, certes, à continuer tes révisions et exercices, mais également chez tes parents, retourner dans cette chambre si proche de celle qui te fuyait. Elle ne t’avait certes pas accueilli comme une sœur l’aurait normalement fait quand cela faisait plusieurs mois que vous ne vous étiez plus vues. Mais tu t’en doutais déjà, et pour ne pas risquer d’en souffrir, tu t’étais imaginé pire scénario. Comme quoi elle t’aurait insultée, frappée, hurlée dessus, pris tes bagages pour les balancer sur la route en te criant te déguerpir. Mais non, à la place de ça, tu la vis assise face à une fenêtre. Elle ne disait pas un mot, assise dans un fauteuil. Tu te demandais combien de temps s’était passé depuis le dernier appel vers ta famille. Tu te rapprochas doucement d’elle, mais ton père te retint par le poignet, et vous montèrent dans ta chambre avec tes valises. C’était récent, et tu sentais encore toute la tristesse, la détresse de ton père quand il te racontait les faits. Comment pouvait-on faire de tels actes, sous prétexte que l’alcool avait trop coulé, ou bien que sa robe au dessus du genou était trop provocante et s’en sortir sans le moindre souci ? Ils l’avaient souillée et mutilée durant des heures sans la moindre pitié, et la justice, elle, leur avait simplement demandé de verser des dommages et intérêts. Tu étais restée assise sur ton lit, écoutant cette histoire en fixant le sol. Si tu avais été là avec elle, ça ne serait jamais arrivé. Ton père et toi étiez restés un moment silencieux, et tu partis lentement dans ses bras. Parce qu’il en avait besoin, parce que tu en avais besoin, ton cerveau n’était pas préparé à une telle nouvelle. Tu le relâchas pour qu’il descende en bas avec les deux autres femmes de sa vie, pendant que tu rangeais tes affaires. Étrangement et pour la première fois de ta vie, tu ressentais une rancœur horrible et dévorante, une colère et en même temps, tu avais peur. Peur qu’un jour, tu ne sois la victime des bas instincts de ces soi-disant êtres humains. Tu voulais tout arrêter pour rester définitivement ici mais…à quoi cela servirait ? Ta mère pourrait à son tour reprendre le travail, mais tu deviendrais un poids. Ce sentiment d’impuissance te mettait hors de toi, tu n’avais plus faim, non. Tu réfléchissais à un moyen de lui venir en aide, alléger ce quotidien, et en même temps, tu voulais voir toutes ses cicatrices. Alors lentement, au fil des jours, tu tentais de renouer le contact, ce lien qui vous unissait. Tu n’étais partie qu’une journée avec ton père afin de prendre toutes tes affaires, tu avais finalement fait ton choix. Tu n’aurais pas ton master, ni cette carrière qui t’avait tant faite rêver, mais tu aurais le plus important à tes yeux tous les jours sous le nez.

Les jours défilaient. Les mois aussi. Vous restiez toutes les deux à l’intérieur de la maison, et tu avais réussi à te rapprocher d’elle comme avant, les rires en moins. Juste de faibles sourires, au grand maximum mais c’était déjà tellement. Tu maquillais ses cicatrices, la coiffaient, l’aidaient pour ses cours par correspondance. Mais ce sourire et ce rire, non. Tu ne les entendrais plus jamais, ils n’égaieront plus jamais ce joli visage. Cette rancœur te rongeait toujours de l’intérieur, vivant toujours au fond de ton être. Et tu estimais qu’il était temps qu’elle se taise, que justice soit faite. Et la vengeance que tu leur réservais n’avait rien à voir avec la gentille petite fille que tout le monde connaissait. Oh non. Tu t’arrangerais personnellement pour leur fait regretter. Bien sûr, tu ne pourrais pas te charger de chacun d'eux en même temps, alors un par un, patiemment et lentement, tu attendrais ce moment parfait. Tu faisais toujours attention pour éviter les contacts physiques, et dans ta pochette, tout ton nécessaire. Au final, tu finissais par y prendre goût, c'était comme un nouveau jeu. Attendre, s'approcher, ferrer la proie et ensuite l'attaquer. Tu le faisais dans des boîtes de nuits, le peu de lumière jouer en ta faveur. En feignant de boire un à plusieurs verres avec eux, tu patientais qu'ils aient le dos tourné pour les droguer après avoir récupéré leur numéro. Au début, tu t’y prenais assez mal. Ça t’effrayait un peu, blesser quelqu’un, tu ne l’avais jamais fait auparavant. Alors oui, cette première fois avait été maladroite. Très maladroite. Ça t’avait fait un peu fait du bien cette première vengeance et c’est pourquoi tu avais continué. Mais tout a une fin. Et tu préférais mil fois te livrer toi-même que d’avoir à imposer à ta famille une nouvelle fois la venue des gendarmes. Avant ça, tu fis le choix de coucher sur le papier tes aveux pour tes parents. Tout. Pourquoi. Quand. Comment. Des détails dont personnes n’étaient au courant. Ce sentiment d’injustice qui te rongeait depuis tout ce temps et t’avait motivé. Qui aurait pu se douter que tu étais si rancunière déjà ? Même toi tu l’ignorais.
Tu t’étais livrée aux autorités, et bien qu’au début ils ne te croyaient pas, ils n’en eurent guère le choix au fond. Tu dus attendre plusieurs mois avant que l’affaire ne soit portée au tribunal, et pendant ce temps, tu t’étais murée dans un silence. Tu réfléchissais, faisais un travail intérieur afin de te préparer à tout ça. Non, tu n’avais rien fait de mal. L’ordure dans l’histoire, ce n’était pas toi mais ceux à qui tu t’en étais pris. Ceux à qui la justice avait donné raison pour de tels actes. Alors non, tu n’avais aucuns regrets et n’en aurais probablement jamais pour ce que tu avais fait. Tu ne t’excuserais pas auprès de ces porcs ni auprès de leurs familles. Non. Alors lors de ce procès, tu n’avais pas l’air tellement stressée, tu étais plutôt calme. Tu répondais de manière simple et précise aux questions, assumant chacun de tes gestes et plaidant coupable. Tu n’avais pas peur du jugement des autres. Mais voir ta famille prise de court encore sous le choc et l’incompréhension te faisait tout de même mal. Elle était la seule à savoir que tu n’étais pas faite pour la prison, tu t’y ferais dévorer en une fraction de seconde. Mais ça de toute manière, ils ne pourraient rien y changer.
Cette sentence, tu l’acceptais car dès le début tu savais très bien que tu devrais y passer. Tu ne devrais pas y passer plus de quelques mois, voire même pas du tout, mais il y eut comme un souci, un pépin. Visiblement, l’un d’eux faisait parti de la Garda Sochiana, et lui affirmait que tu avais tenté de le tuer. Tu n’étais plus simplement accusée de viols, mais également de tentative de meurtre sur une personne importante. Vingt ans fermes. Tu venais de passer de quelques mois à une vingtaine d’années, fermes. Ça, ce n’était pas prévu. Personne ne vous aviez prévenu ton avocat et toi. Personne n’était préparé à ça, tu venais de te prendre un coup de massue. Vous aviez beau essayé de réfuter cette accusation, mais quand il s’agit de la police, l’Irlande ne pardonnait rien.
La prison était surpeuplée, et c’est le lendemain de ton arrivée dans ce milieu qui aurait pu devenir ton Enfer qu’on vint te faire cette proposition assez étrange que tu acceptas malgré tout. Tu aimais la vie, quoi qu’il arrive, et si tu avais su ce qu’il t’attendrait…tu aurais quand même choisi la vie. Tu aurais au moins préféré savoir ce qu’ils allaient te faire. Tu aurais préféré garder tes souvenirs, peut-être pas tous, mais au moins quelques uns. Tu n’aimais pas cette nouvelle coloration. Verte. C’était laid. Tu te souvenais vaguement d’à quoi tu ressemblais avant, mais certainement pas à une femme avec une touffe d’algues sur le crane. C’est d’ailleurs pour ça qu’à la place de ton nom de famille, les scientifiques t’affublèrent de ce surnom ridicule qu’est Ulva-Lactuca. Ça les avait bien fait rire quand tu les avais comparés à des algues donc ils ne cherchèrent pas plus loin. Une stupide plante verte marine et comestible. Ses ailes dans le dos te faisaient au tout début atrocement mal, et tu ne comprenais pas pourquoi ils te les avaient rajoutées. Celles sur ton crâne ne suffisaient pas ? Non vraiment, tu détestais ce qu’ils faisaient subir à ton corps tout en étant fiers d’eux. Tu étais un être vivant, pas un vulgaire cadavre qu’ils pouvaient disposer comme ils le souhaitaient. Plus le temps passait, plus tes souvenirs disparaissaient. Pourtant, quelque chose de nouveau apparaissait bien souvent. Ces changements n’étaient pas toujours douloureux physiquement, non. Parfois, tu restais dans le coaltar, sonnée. Peut-être était-ce pour ça que tu ne sentais rien, qui sait ? Si tout se passait bien, tu serais bientôt prête à être éduquée pour être une bonne petite hybride, bien serviable et docile.
Sauf que non. Tu ne souriais qu’une fois sur trois, tu apportais les assiettes presque en les jetant sur la table, alors au début, les réprimandes étaient verbales. Ça te blessait intérieurement, bien sûr. Mais après, on s’y habitue alors tu t’en fichais après un certain temps. C’était peut-être ça ton erreur, alors quand cette tu refusas carrément de faire ce qu’on te demandait, tu t’en reçus une belle. Le son de la rencontre entre vos deux peaux, la trace de sa grosse main sur ta petite joue… Ta main droite vint seulement se mettre contre ta joue et tu partis alors balayer, comme demandé. Une semaine après, tu recommençais encore, mais cette fois c’était pour autre chose. Madame ne voulait pas se déshabiller. Alors on entreprit de la gifler une nouvelle fois, mais elle la rendit par une morsure, acte de pure folie comme diraient certains. Qu’est-ce que tu avais pris cher, retenue à chaque bras par les dresseurs afin de recevoir une bonne correction qui te passerait l’envie de recommencer, et ils avaient bien réussi puisqu'à la fin ils t’avaient ôté tes vêtements pour te laisser ainsi. Demain, ils te les rendraient, mais en attendant, maintenant que vous n’étiez qu’entre hybrides, il y en avait qui te disaient d’obéir pour mieux fuir, d’autres à qui la puce avaient parfaitement bien fonctionné te rappeler que ton rôle en tant que moitié d'humaine était seulement d’obéir et que tu y trouverais alors une joie immense. C’est ça, youpi, tu allais sauter de joie en tant que bonne à tout faire. Mais bon, le lendemain et les jours suivants, tu obéissais bien aux ordres. C’était quand même bizarre et ils n’étaient pas totalement stupides. Ils continuèrent à vérifier que chaque hybrides arrivé entre telle et telle date pourraient être envoyés le même jour, ça faisait des économies sur le transport, et le dernier jour dans cet endroit répugnant le fut tout autant que les lieux.

Cinq années se sont écoulées. Tu étais restées auprès d'une personne, ta «maîtresse» comme ils aimaient si bien te le rappeler. Vous aviez passé plusieurs mois ensemble, deux ans au total. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et pour une raison qui t'échappe, tu retrouvas tes affaires pliées et empaquetées dans divers sacs et bagages avec une simple feuille de papier sur la table du salon. Qu'est-ce que c'était que cette plaisanterie ?! Tu pris le papier entre tes doigts pour le lire, les sourcils froncés. Elle repartait ? Mais… de quel droit ?! Ton humaine t'abandonnait donc là, comme ça mais te précisas à la fin que tu retournerais en laboratoire. Ah bah là, tu souris légèrement. Bon, c'était une nouvelle plutôt bonne ça. Elle t'avait laissé de quoi survivre le temps que tes amis en blouse blanche arrive, et tu patientais tranquillement dans cet appartement. Si on t'avait prévenu de ce qu'ils allaient te faire, tu leur aurais remonté les bretelles pour savoir pourquoi ils n'avaient pas fait tout ces changements plus tôt, ou mieux, dès le début ! Avant de te réopérer, ils te posèrent quelques questions sur ta puce et tentèrent quelques simples petites choses pour vérifier. Ce qu'ils sont bêtes, tu restais sage, tu avais bien compris que tu risquerais de devenir un simple légume, comme ces petits soumis qui remuaient la queue à la vue d'un humain. Non, hors de question.
À ton réveil, à nouveau cette douleur au crâne. Aouch… ta main frotta le sommet de ton crâne doucement, avec prudence. Sait-on jamais si leur envie de te coller d'autres ailes leur avait reprise. Mais non. Après presque une heure à rester allongée, tu te redressas en titubant quelques peu au début pour rejoindre le miroir. Voyons l'ampleur des dégâts pour cette fois. Rien de visible aux premiers abords. Tu ne comprenais pas du tout en quoi cette opération avait consisté en fait. Peut-être que tu étais encore trop fatiguée en fait ? On t'invita à sortir de ta chambre pour quelques vérifications, ils disaient que ça pouvait prendre plus de temps cette fois-ci. On s'amusa à vérifier tes diverses réactions face à l'autre pour défendre ce que tu considérais comme ton territoire ou à quelque chose qui t'effrayait. Un petit V fut inscrit dans la cage. Face à l'ennui avec ou sans branche, face à un autre hybride de la même race. Peut-être que aurais cet esprit de groupe, cet sorte de lien qui fait que vous puissiez vous entraidez ou restez proches sans vous quereller pour un millimètre empiété sur l'autre. Cette fois, un simple X et des hochements de tête. Pas très concluant visiblement. On attendit plusieurs semaines avant de poursuivre. Plusieurs semaines durant lesquelles tu ne remarquais même pas que tes portions diminuaient petit à petit. Et finalement on s'essaya à quelque chose de nouveau. Tu rentrais dans une énième pièce inconnue et t'assis sur cette chaise qu'on venait de te tirer. Hé bien, que se passait-il ? Tu les observais avec curiosité, jusqu'à ce que l'un d'eux t'apporte simplement un petit mouchoir blanc. Tes yeux fixaient le bout de tissu puis la blouse blanche qui te souriait encore. Les autres sortirent et vous ne restez plus que tous les trois, ce stupide mouchoir, le scientifique et toi. Il retroussait ses manches et sortit un petit scalpel qu'il posa devant toi, souriant toujours. Erm, sérieusement ? Il voulait quoi, que tu le plantes ? Que tu lui retires la peau ? Non, il s'entailla faiblement, le mouchoir servant à ne pas salir la table et tes pupilles devinrent aussi rondes que des billes. Tu fixais tout ce liquide avec un désir que tu peinais à dissimuler. Alors il s'essuya et sorti en te laissant le mouchoir comme bonbon. Tu continuais de le fixer à travers la vitre, ce trop peu d'hémoglobine te suffisait, mais peut-être avait-il fait une erreur en t'y faisant goûter pour la première fois ?

Tous ces tests avaient finalement duré plusieurs et finalement, tu fus reconduite au Refuge. Pourtant, tu t'étais bien gardée de leur avouer plusieurs choses. Comme le début du retour de quelques souvenirs. Tu tentais de protéger ces quelques précieuses pièces de puzzles car peut-être un jour tu réussirais à toutes les rassembler et les remettre à leur propre place, t'offrant alors ce qui manquait cruellement à ta vie. Tes souvenirs, puis ce sera au tour de ta liberté, ton humanité. Ces nouveaux comportements qu'ils t'avaient offert ne te rendaient que plus animales et ce n'étaient pas la voie vers ton autonomie. Alors en attendant, tu patientais.

Devant l'écran

Tu l'sais déjà, pourquoi tu poses encore c'te question, hmm ?
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 13 Juil 2016, 08:45
Invité
Invité


Je prends en charge cette fiche ! C'est à moi !! èé
Dim 17 Juil 2016, 01:04
Invité
Invité




Bon ! Tout est ok ! Mais juste ... "Aela Ulva-Lactuca" Est-ce son prénom ?
Lun 18 Juil 2016, 08:24
avatar

Mes posts : 89
Membre depuis le : 27/11/2015

Aela est son prénom tandis qu'Ulva-Lactuca est un surnom

_________________
J'aspire ton âme en #006600
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 21 Juil 2016, 17:48
Invité
Invité





Tu es validé !


image du personnage

Hey, j'ai un secret à te dire ... Tu es validé(e). Ton avatar et ta race ont été automatiquement recensés. Maintenant que tu as fait le plus gros, il te reste encore quelques petites choses à demander. Allez, ne fais pas cette tête, tu y es presque !

Tu peux demander un rang : ici et un logement pour les Maîtres ou Maîtresses : . Si tu veux un joli avatar tu peux aller demander de l'aide par ici.
Tu peux faire ta fiche de relation ici. Bien sûr, tu peux également faire ta demande de Maître ou d'Esclave ici. Cependant, ce n'est pas parce que tu n'as pas de Maître ou de Maîtresse que tu ne peux pas RP, c'est pourquoi, tu peux aller ici pour recruter un partenaire !

Une dernière chose .... Amuse-toi bien parmi nous ;)





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