Vous pouvez voter pour le forum toutes les deux heures, ne soyez pas timides et votez !

Règlement
Contexte
Groupes
Bottin d'avatars
Prédéfinis
Partenariats
FAQ

Vous pourrez me trouver sur le forum sous le pseudo Benjamin ! Pour votre information, je suis la fondatrice de ce forum ! Je suis absente pour le moment donc veuillez prendre contact avec un autre membre du staff.
Vous pourrez me trouver sur le forum sous le pseudo Aurora N. ! Pour votre information, je suis administratrice sur ce forum donc vous pouvez compter sur moi en cas de problèmes ! Je suis disponible ici.
Vous pourrez me trouver sur le forum sous le pseudo Orson ! Pour votre information, je suis administrateur sur ce forum donc vous pouvez compter sur moi en cas de problème ! Je suis disponible ici.
Les rumeurs du mois



 

Partagez | 
 La pluie vous montre à moi [PV Lange]
Mer 02 Nov 2016, 22:19
Invité
Invité


détails
Le pluie vous montre à moi
Qui ne tente rien, n'a rien
ft. Lange Aileward
Ʃkaemp はは ™

Novembre 2016
Cher Lange,


L'air se rafraîchie, le chauffage à remplacer le climatiseur du magasin alors que le personnel semble retirer toute la décoration de la fête des monstres qui a fait fureur. Beaucoup d'hybrides ont été affublés de costumes les plus ridicules les uns que les autres. J'entends aussi le croassement de mon familier, et l'agitation est palpable sur une cacophonie peut supportable.
Je garde mes pupilles fermées, il serait dommage que la lumière agresse mes yeux. L'horreur de ce monde ne cesse de m'atteindre, je suis bien dans cette peau humaine mélangée à ce plumage ténébreux. Ce corps offre une vue divine à chaque visiteur, je reste immobile en continuant de méditer dans les songes de mon esprit. Je sais que nous somme en soirée, l'odeur de la nourriture pour les hybrides envahit les rayons. Chacun réagit à sa manière, et ça peut-être humiliant. J'attends mon tour, remettant correctement mon manteau de velours rouge sur mes épaules en fonction de mes sensations cutanées.

Un bruissement retient mon attention lorsque le verrou de ma cage de verre récemment nettoyer à la javel s'ouvre. Je relève doucement le menton en relevant faiblement les sourcils. Une odeur méconnue vient titiller mes narines, et mon corbeau quitte mon épaule pour sortir de ma prison afin d'aller sur celui de mon geôlier. J'entends le rire de l'homme qui rit doucement en demandant à mon animal comment il allait tout en lui donnant de la nourriture. Un sourire s'acquiert sur mon visage, affectueux. Je sens que mon geôlier finit par se tourner vers moi alors que mon corbeaux mange.
On échange quelques mots, c'est comme s'il voue une sorte d'admiration pour moi, étrangement, il n'a jamais réussit à me faire vendre. Je me demande s'il n'essaye justement pas de m'acheter pour lui plus tard en économisant. Je suis une hybride rare, et donc plus avantagée que mes camarades classiques.

Mon repas repose à mon estomac, une lente agonie qui permet de me garder en vie. Je pousse un soupire d'aise. Me radossant contre la parroie de ma cage quand il referme la vitre. Je peux m'endormir maintenant. Mes ailes frémissent contre ma poitrine qui frissonne elle aussi. Il fait un peu froid. C'est bientôt la fermeture, mais je ne sais pas quelle heure il est exactement. Un bruit finit par ressentir mon attention, comme si je me sens observée. Pourtant le Refuge va bientôt fermé ses portes. Mais j'entends alors des birdes d'une conversation.

_ Une ancienne scientifique... sa puce fonctionne très bien.. système électrique..

Je fronce les sourcils, redressant la tête, toujours sans ouvrir les paupières. Je ne sais pas quand le client repart, j'attends que le calme se fait dans mon rayon. Et seulement à ce moment, j'ouvre les yeux, appréciant la vue nocturne. alors la vue de mon corbeau aux pupilles de sang me fixe. Je sourie doucement en caressant lentement son abdomen. Je lui sussurre des mots doux, j'aime ces oiseaux. Ils sont beaux et fascinants.
Lorsque je tourne la tête de nouveau pour regarder mes camarade, je fais face à une tête. Je ne suis pas surprise, mais cette personne peut alors voir mes pupilles d'un blanc étrange, ils sont très pâles. En réalité, il paraissent argenté avec la faible lumière du néon du Refuge, avec une légère nuance de rouge. Je suis très sensible, ma vision se dessine. Une longue chevelure blonde ou bien grisée, avec une silhouette feutrée. Je penche la tête sur le côté. Je sourie amicalement.

_ Aviez-vous perdue votre chemin,  Monsieur ? Je peux vous guider sur le genre d'hybride qu'il vous faut selon vos besoins, je connais chaque hybride en ces lieux. On apprend beaucoup en parlant.

Amicalement, Morrygan
Codage par Libella sur Graphiorum

Hors-sujet.

Jeu 03 Nov 2016, 00:01
Invité
Invité


La pluie vous montre à moi

Soir



En arrivant à NC, Lange Aileward et Eden Indentshi avaient convenu que pour les tâches domestiques de la maison, leurs sécurités et les enfants, ils emploieraient des professionnels ou achèteraient un hybride. Toutefois, à peine arrivée, Lange avait croisé la route d’un hybride jaguar abandonné et avait été attendri par la jeune femme. Souhaitant l’aider,  il s’était juré d’attendre avant d’adopter un hybride et avait fait le choix d’employés.
Eden avait accepté – avec un certain soulagement sans doute – parce qu’il était occupé par les expérimentations scientifiques et n’avaient pas la tête à s’occuper d’un hybride, ni en voir un dans leurs maisons. La décision avait été finalement prise d’attendre que les habitants de la maison s’habituent à cette ville pour acquérir un hybride.

C’était sans compter l’imagination fertile de Rose, la benjamine de la famille. La nuit dernière, suite à un cauchemar, elle avait cherché à rejoindre son père dans son lit. Seulement, Lange s’était absenté pour une enquête. Elle avait ensuite été cherché Eden, mais ce dernier n’était pas encore rentré du laboratoire. Puis, elle était montée dans la chambre de ses frères et sœurs ainés, mais chacun d’entre eux étaient à une soirée d’Halloween ou chez des amis – A l’exception de Simon. Toutefois le jeune autiste n’était pas en mesure de s’occuper d’un enfant.
La petite fille avait été retrouvé les joues salies de larmes dans le salon par Eden à son retour. Le scientifique avait attendu le retour de Lange et les reproches avaient fusés. Les deux hommes en étaient venus aux mains, puis à la guerre froide. Et la matinée avait commencé plus froide qu’une journée d’hiver en Sibérie.
A la suite de quoi, ils avaient discuté raisonnablement et avaient convenus qu’ils leurs allaient une personne pouvant rester auprès des enfants. D’autant qu’Eden s’inquiétait pour le prince anglais. Lange menait des enquêtes dangereuses et il aurait préféré qu’il puisse avoir une personne sur qui compter à ses côtés. Le scientifique en était venu à la conclusion que l’achat d’un hybride devenait urgent.

L’urgence chez Lange était une notion relative. Il n’aimait pas être contraint de quoique ce soit et il n’était pas très friand des courses en général. Il n’avait jamais apprécié les animaleries. Il était ce genre de personnes qui se donnent bonne conscience en préférant recueillir un animal d’un refuge qu’en acheter un. Pour lui le sublime, la beauté ou la rareté n’avait jamais eu la moindre importance. C’était donc à reculons qu’il s’était rendu pour acheter un hybride.

En flânant de cages en cages, il n’avait pas eu de vrais coups de cœurs. Il songeait en réalité à demander à la femme chauve-souris de rester des nuits – quitte à la payer plus cher. L’idée d’avoir un hybride à lui l’angoissait un peu. C’était une responsabilité supplémentaire ! Toutefois, en passant près de la cage d’une femme à plumes, il s’était stoppé. C’était le corbeau qui l’avait arrêté.

Eden et lui se connaissaient depuis le lycée. A l’époque, ils ne fréquentaient pas les mêmes groupes d’amis. Toutefois, il avait quelques amis en commun, dont un jeune gothique que tout le monde surnommait le corbeau. C’était l’un de leur meilleur ami et il voyait le monde à sa façon. Il le voyait d’un œil sombre, amer et critique. Lange connaissait le corbeau depuis sa plus tendre enfance et il l’aimait comme un frère.
Il aimait à voir les ombres que provoquaient chaque lumière. A l’époque, Lange avait déjà un journal : le journal de l’école. Et le corbeau publiait des lettres dedans où il critiquait le système.

Un jour, Lange s’était rendu au lycée, comme toujours. Il avait été convoqué chez le proviseur. Ce n’était pas rare. Toutefois, cette fois-là, le proviseur avait un visage rempli de tristesse. Cette condescendance l’avait marqué. L’homme lui avait annoncé la mort de son ami par suicide, pendaison, et il avait dit avec la même tristesse que s’il avait annoncé à Lange que le bal de fin d’année était annulé.

La vie avait suivi son cours. Eden et Lange n’avaient plus tellement parlé du corbeau. C’était à la fois trop compliqué et trop douloureux pour les deux. Ils s’étaient sentis responsables. Parfois, ils y repensaient. C’était comme un cauchemar dans leurs vies. La période d’Halloween était propice à ses souvenirs.

Lange avait un corbeau tatoué sur lui, en honneur de ce garçon, mais aussi pour ce souvenir que chaque lumière cache sa part d’ombre. Il avait été fasciné par cet animal. Puis, il avait vieilli, et il était passé à autre chose. Parce qu’il ne pouvait vivre éternellement dans le deuil d’un meilleur ami.

Et là, dans cette boutique, se tenait un corbeau et une femme ailée.

Alors qu’il l’observait, elle ne semblait pas vraiment le voir et Lange su qu’elle était magnifique. Il savait reconnaître les œuvres d’art. Elle était proche de la perfection. Sans doute unique. Ce ne devait pas être donné à tous les hybrides d’avoir cet apparence, et encore moins d’avoir un compagnon de route.

Alors qu’il l’observait, Lange fut arrêté dans son observation par le babillage intempestif d’un vendeur trop bavard. L’homme fut obligé, contraint, de quitter des yeux cette cage au contenu magique pour sourire poliment à une personne qu’il aurait aimé renvoyer de suite. Ils échangèrent des banalités, auquel Lange répondit par des questions sommaires. Le vendeur devait être habitué, il répéta les mêmes réponses qu’il avait donné à d’autres.

Le journaliste n’avait cure de son discours. Il n’avait pas envie de visiter le magasin à la recherche de la perle rare. Ce fut donc d’un signe de la main qu’il arrêta le pauvre vendeur.  Puis d’un sourire convenu, il lui signala : « Cela ira, merci. Si j’ai besoin, je viendrai vous chercher. »

Sans plus perdre son temps avec lui, Lange se rapprocha à nouveau de la cage, son regard fixant la femme Oiseau. Elle avait ouvert les yeux, elle le regardait. Il la regarda, ainsi, ses longues plumes couvrant un corps sublimes, ses ailes, ce visage proche de la perfection. Elle plairait à Eden, il en était certain. Elle plairait sans doute à toutes les personnes de la maison.

« Dis-moi, » Questionna Lange à l’attention de la femme, « Sais-tu parler ? »

C’était la première question. Une question importante. Un hybride muet lui compliquerait la tâche, mais il ne pensait pas que ce soit le cas. C’était risqué que les scientifiques se lancent dans de telles idées farfelues. La demande ne devait pas être importante. Puis, il était plus facile de couper une langue et des cordes vocales que d’en rajouter après coups. Lange avait entendu parler des demandes spécifiques d’acheteurs, réclamant des changements sur la marchandise. Il jugeait ça assez grotesque. C’était comme demander à un artiste de changer son œuvre.

Cela lui importait peu son passé, ses erreurs, sa faute. Son ancien métier. Son amnésie. Le dossier devait être fourni avec l’achat : mais à moins de tomber sur un violeur, il était difficile d’imaginer que Lange s’en prenne à quelqu’un. Ce monde était sécuritaire pour sa famille et c’était ce qui lui importait le plus.

Lange regarda le corbeau, quittant la femme des yeux : « Est-ce ton compagnon d’infortune ? Porte-t-il un nom ? Et, quel est le tien ? »


La neige est bien plus blanche quand le corbeau se pose dessus.
Ven 04 Nov 2016, 11:17
Invité
Invité


détails
Le pluie vous montre à moi
Qui ne tente rien, n'a rien
ft. Lange Aileward
Ʃkaemp はは ™

Novembre 2016
Cher Lange,


Ce silence est presque sacré, durant lequel, ni lui, ni moi n'émettons une parole ou un bruit. Juste ce duel de regard qui n'en est as vraiment un au final, un sourire délicat se dessine sur mon visage de marbre. Cette tête qui a vécu d’innombrables choses, toute une vie oubliée derrière cette puce magnétique, mais rien n'a pu m'enlever mes souvenirs de ces deux dernières années. Je sais ce que j'ai été, ce que j'ai fait et de quoi j'ai été responsable. Ca a été un travail assidu, mais j'ai pu travailler plus facilement en me privant de la vision du quotidien pour me laisser envahir par les images du passé.
J'ai u méditer, me préparer, mais ce n'est pas pour autant que je souhaite retrouver la liberté. Certes, je trouve cette punition injuste, mais ce n'est peut-être pas une si mauvaise chose. Je peux très bien être une esclave, tant que je me libère de ma condition humaine à laquelle nous sommes tous prisonniers. C'est plus simple de se ressourcer en étant lié à la nature elle-même. Qui d'ailleurs me rappelle cet hybride que j'ai vu fuir, aujourd'hui se montrant plutôt actif pour la cause des rebelles : Kaldo'Ray. Bien qu'il ai été le pire échec des scientifique, je pense que c'est la plus grande réussite en terme d'évolution, nous avons juste donné un petit coup de pouce à Mère Nature.

La voix de cet homme à la chevelure d'un or de blé scintillant d'été sous le règne de l'astre solaire brise l'harmonie du néant, je cligne des yeux d'étonnement lorsqu'il me demande si je sais parler. Un rire intérieur amusé retentit dans mon esprit, ce qui se reflète sur l'air léger apparentant mon visage. J'ai un geste de mon crâne en acquiesçant par l'affirmative, je me lèche la commissure de la lèvre pour enlever un reste de nourriture, un tout petit résidu, ça me démangeait.
J'entends de nouveau parler le jeune homme, d'ailleurs, je me demande quel est son nom ? Je suis de nouveau étonnée lorsqu'il s'intéresse à mon corbeau. Il semble à s'intéresser à mon ami et moi. Alors j'inspire doucement pour avoir de quoi parler, mes plumes frémissent légèrement. Et de l'entrave de mes lèvres, sort une voix assez grave, douce et posée. Comme une bienveillante oratrice, comptant les aventure d'un preux chevalier à son enfant pour le border et lui susurrer de doux mots.

_ Grand Corbeau, tout simplement. C'est mon ami, il est mes yeux lorsque je m'éclipse la vision de mon quotidien. Je ne veux pas me laisser ronger par un quelconque bonheur, sinon je serai tout comme à Epicure, la joie du matérialisme me détruirai de l'intérieur et je me lasserai de tout. Sinon, on m'appelle Morrygan.

Je souffle doucement, au fond de moi, mon coeur rate n'est pas indifférent devant la posture de cet humain. Il est plutôt bel homme, comme un gentleman Anglais. Pour une première impression, il envoi du pâté. Peut-être est-ce une chance de partir d'ici, je m'ennuie à ne rien faire de mes journées, même si j'ai terminé mon éducation, et que je vis des jours plutôt calmes. Mais je ne le montre pas extérieurement, je reste d'un sang froid sans faille, si je dois laisser libre court à mes sentiments, je n'y permets que la curiosité et la douceur avec une prestance qui inspire le respect.
Je ne tiens pas à me faire rabaisser et rougir devant la première humiliation. J'en ai déjà subit, mais je les occulte de ma mémoire. Je redresse légèrement le visage. Je ne sais ce qu'il cherche exactement, il y a de tout dans ce Refuge farfelu. Je préférerai éviter de devenir une esclave sexuelle, quitte à m'occuper du ménage. Je ne suis pas ce genre de féminité à rechercher toute forme de domination chez mon ou ma partenaire, je n'en éprouve même pas le besoin. J'en suis détaché, et de très loin.

J’aspire plutôt à la paix intérieure. Très curieuse de voir comment ce monde va évoluer, même si je suis devenue la propre expérience de ce projet auquel j'ai oeuvré. Neko Criminal est une clef pour l'évolution de l'humanité.

_ Et le votre, Monsieur ? Vous deviez forcément avoir un nom. Vous voulez toucher Grand Corbeau ? Ou l'avoir sur votre épaule ? Il est très sociable vous saviez ?

Amicalement, Morrygan
Codage par Libella sur Graphiorum

Hors-sujet.

Ven 04 Nov 2016, 15:39
Invité
Invité


Neko Criminal est une clef pour l'évolution de l'humanité.

Soir



La femme était d’une beauté parfaite. Des petits yeux semblant souffrir de s’ouvrir, un nez fier et des lèvres charnues ornaient un visage fin aux pommettes turgescentes. Son cou était fin, de la stature de mannequin et semblant là pour mettre davantage en avant l’air gracile de sa propriétaire. Son corps recouverts en particulier de longues ailes noires recouvrant sa poitrine et mettant en valeur une taille fine. Une chevelure lise et sombre encadrait ce corps.

Son vêtement était singulier, surprenant, choisi pour la mettre en valeur. Ce n’était pas là où le regard de Lange s’arrêta. Il s’était arrêté sur les doigts de pianiste de la jeune femme, longs, fins et délicats. Ils semblaient fragiles, des doigts de fées.

Certaines personnes s’arrêtent sur la silhouette, sur la chevelure, sur le visage ou la couleur des yeux. Lange, lui, aimait observer les doigts des personnes à qui il parlait. Leurs ongles, leurs finesses, leurs forces, leurs marques. Il aimait toutes les mains, tous les doigts, toutes les paumes. Il aimait voir le travail du temps qui ridait les plus âgés. S’il avait une femme gitane, il aurait sans doute terminé liseur de bonnes aventures tant sa passion était importante. Les mains, c’était l’instrument de la sexualité.

Elle se lécha les lèvres, et il observa cette chair carmine sortir de ces lèvres pulpeuses. Elle a l’air amusé par sa question sur sa capacité de parole. Le grand corbeau près d’elle a de splendides plumes, sombres et nacrés par la lumière de la salle. La jeune femme parle, répondant à ses questions. Toutes. Elle sait parler, l’oiseau a un nom et elle aussi. Morrygan et le Grand Corbeau. Les scientifiques avaient sans doute voulu la rapprocher d’une sorcière. Il fallait dire qu’elle aurait eu sa place à Salem. Il l’imaginait parfaitement au fond d’une forêt sombre, délicatement posé sur un trône végétal, entouré d’animaux nocturnes en train de préparer le Sabah. Ce n’était pas dérangeant. Ce ne le serait ni pour lui, ni pour Eden, ni pour ses enfants. Au contraire, Lange avait la certitude qu’Eden apprécierait la femme – et qu’il regrettait sans doute qu’elle soit enregistrée au nom de Lange.
Toutefois, le nom de la femme ne pouvait que le convenir. Une déesse qu’on invoque par le croassement. Un choix plutôt de rigueur pour les scientifiques.

Son nom lui fut demandé en retour, ainsi que la proposition que le Grand Corbeau se pose sur son épaule – ou qu’il le touche. La réponse fut négative.  D’un geste de la main, et une négation de la tête. Plus tard, il aurait sans doute le loisir de vivre l’une et l’autre expérience. Il préférait toutefois ne pas la vivre, ici, à cet endroit. Tout était étrange dans ce magasin des bizarreries. Les vieux riches pervers à la recherche du prochain jouet avec lequel s’amuser ; les enfants regardant envieux leurs parents acheter des hybrides ; les jeunes à la recherche de leur premier achat. Lange n’était pas contre la loi Hybride. Elle assurait la sécurité de l’île dans un monde où la sécurité était devenue le premier argument des politiques pour essayer de vendre leurs souples de désolations et destructions amères. Ce savoir en sécurité aux prix de la servilité de criminels condamnés à la peine de mort  n’était pas adéquat pour la conscience ; mais c’était mieux que de craindre qu’un dégénéré ne rentre chez lui, viole et tue ses enfants.

Depuis qu’il était ici, Lange n’avait plus éprouvé de sentiments de rage meurtriers. Il n’avait pas eu de besoin de destruction, sur lui ou sur les autres. Il vivait plus facilement. Même les drogues l’avaient moins attiré qu’à l’accoutumance et pour la première fois depuis longtemps, son sevrage n’était pas un mensonge.

Il y avait une seconde réponse à la négation de l’homme. Il n’avait pas envie d’attirer d’autres clients et finir, comme sur la place d’un marché, à faire une vente aux enchères. La femme magnifique devait avoir bien inquiéter des acheteurs et les rendre réticents à son achats, mais bon nombre de personnes ne devaient chercher qu’une œuvre d’art à exposer à leurs visiteurs. La rareté et la beauté faisaient des œuvres d’art, même les plus abracadabrantes, des objets d’envie pour bon nombre de personnes. La conception des hybrides n’était qu’une nouvelle forme d’art.

« Je n’en doute pas. (Qu’il soit sociable,) mais laissons-lui le temps de s’accoutumer à ma présence. »


...

« Mon nom, je vous le donnerai rapidement. Toutefois, avant de me présenter sachez que je compte vous acheter et que j’ai quelques questions.
Ce n’est qu’un transfert de cage, mais la mienne est plus grande et elle vous offrira des temps de liberté contrôlée. Vous pourriez me mentir pour ne pas que je vous achète. Vous pourriez choisir de me duper. Mais cela répondrait à ma première question : Allez-vous mettre des difficultés à accepter de me suivre ? »


Lange attendit la réponse, quelle fut positive ou négative, ne changeait rien au fait qu’il continuera ensuite de parler. Sa voix suave aux accents anglais n’étant guère plus forte que le ton qu’employait la femme.  Toutefois, il ne souhaitait pas un hybride à dresser. Une personne qui chercherait à s’échapper. Il n’avait guère envie de devoir droguer, obliger, un être avec lui. S’il avait dû adopter un chiot, il aurait pris celui venant directement à lui. Celui qui n’a pas de difficulté à aller vers l’autre. Il aurait pu prendre le timide, se dissimulant sous le mobilier. Pas celui qui grogne, mord et pleure lorsqu’on le prend. Pas celui qui ne veut pas de lui. Parce qu’ils allaient devoir se supporter jusqu’à la fin. Un hybride, c’était pire qu’un mariage. On peut toujours divorcer du dernier, mais abandonner le premier demandait des procédures, des raisons sans doute et coutait de l’argent – plus que ce que prévoyait un contrat de mariage. Cette femme avait un cout. C’était visible. Elle devait être dans les barres hautes, un montant excessif. Toutefois, là n’était le problème de Lange. Son problème était que s’il fallait la dresser, elle ne pourrait pas être en mesure de s’occuper de ses enfants : et il était sa priorité.  

Ce fut pour cette raison qu’il enchaina, sur eux :

« Aussi sombre soit le monde, aussi triste soit votre situation, aussi fou suis-je, il y a chez moi sept êtres que je souhaite protéger. Et l’Hydre de Lerne que constitue mon foyer risque fort de vous causer plus d’ennuis et de difficultés que la tranquillité de cette cage et les regards curieux des visiteurs de ce lieu. »

Il s’arrêta de parler, fixant le vendeur qui lui jetait des regards. Les vendeurs sont ainsi, les bons en tout cas. Ils restent attentifs aux clients, près venir si ces derniers leurs font signes. Lange ne fit aucun signe. Il reporta son attention sur le corbeau, parlant à lui autant qu’à elle.

« Je recherche une perceptrice, une nurse, une confidente, une alliée, car à chacune des têtes, un besoin spécifique est demandé. Je ne recherche pas un mirage, ni un miracle. Même chez les hybrides, l’être parfait n’existe pas. Et il n’aurait pas la place dans ma demeure. Je recherche un allié. Morrygan, je compte vous acquérir ; si vous avez des questions autres que mon nom, je vous demande de le faire. Sinon, je ferai signe à cet homme et nous sortirons tous les deux. »



La neige est bien plus blanche quand le corbeau se pose dessus.
Dim 06 Nov 2016, 00:22
Invité
Invité


détails
Le pluie vous montre à moi
Qui ne tente rien, n'a rien
ft. Lange Aileward
Ʃkaemp はは ™

Novembre 2016
Cher Lange,


Ce silence, durant laquelle je me sens scrutée par cet homme à la chevelure d'été, une véritable pause ensoleillée. Je pourrai jurer pouvoir humer l'odeur salée de la mer, avec le bruits des vagues qui se jettent sur le bord de la plage pour s'y évanouir dans un bruissement frétillant et lointain. Le ciel légèrement couvert, avec un vent quelque peu frais, Les cheveux se mêlent et le corps frémit de froid, il faut se couvrir, et cet homme en fait partie. Il vous donne envie de vous protéger, c'est comme s'il essaye de trouver une faille, ou bien qu'il pourrait s'en jouer. J'aime cette sensation dans laquelle je suis honorée de son regard, comme une Reine, comme si je suis Unique. Bien sûr, c'est égoïste de ma part, je lui sourie doucement pour lui communiquer ma bienveillance. Sa parole vient à moi comme une douce caresse pour mes tympans, elle semble tellement apaisante contrairement à la cacophonie environnante. Et ce n'est pas faute d'être à une heure tardive ce soir, les clients ne se couchent-ils donc jamais, ou bien est-ce que je suis déréglée dans mon horloge interne ?
Je ne connais pas vraiment la réponse. A la place, je garde mes pupilles d'aveugle rivées sur celles du jeune homme, comme si je cherche à sonder son esprit. Ce qui est impossible, je ne suis pas médium. Grand Corbeau émet des petits croassements de temps à autre en se pomponnant. Il ne semble pas effrayer par la présence du client face à ma cage. Cette dernière, d'ailleurs, semble choyée et dotée d'un sol luxueux à cause de ma cape qui m'entoure et recouvre la transparence du sol où je suis assise. Ce qui me permet de garder la maximum le maximum de chaleur sur ma peau laiteuse, contrastant avec mes plumes qui frémissent. Je cligne en même temps des yeux, cet homme à la dont de me surprendre d'une manière plutôt subtil et qui prête à sourire. J'opine du chef d'un geste discret avec un étirement des lèvres amusées en lui communiquant ma bonne volonté à coopérer. Je ne vois pas pourquoi je refuserai ou mentirai pour l'empêcher de m'adopter.

Par la suite, cet inconnu me présente son foyer dans les grandes lignes. La seule chose que je retiens malgré ses préventions, c'est une certaine excitation à me dire que je vais pouvoir changer de quotidien. Non pas que je n'aime pas ma vie actuelle, je reste fière à contribuer à l'expérimentation de Neko Criminal. Je me dois d'être claire, le fait d'être une esclave ne change en rien à mes envies. Je peux mener n'importe quelle vie, tant que je peux expérimenter de nouvelles choses. Je n'ai pas peur d'affronter une famille nombreuse, au moins ca me changera. Et étrangement, imaginer vivre dans une grande famille m'est familier. Comme si j'ai déjà un avant goût dans mon esprit. Et ça ne fait que de me ravir encore plus. Je penche légèrement la tête sur le côté, au même moment, Grand Corbeau lève la tête en émettant un bruit et bat faiblement des ailes. Je redresse immédiatement la tête, je l'ai dérangé alors qu'il se toilettait avec le bec, quelle goujat !
Revenant mon interlocuteur, repporte son attention à moi. Et je savoure de nouveau sa voix, la roulant sur ma langue intérieurement. Son accent est comme des billes luxueuses, riches et aux milles senteurs, toutes veloutées. Un met aussi délicat que savoureux. Je parle peu, ce qui peut être une qualité considérable. Tout comme j'aime apprendre et m'adapter en vivant différents événements pour me forger différentes capacités pour mieux affronter la vie. Mon seul regret est de ne pas avoir un mari ou une femme avec mes propres enfants, mais j'ai appris à vivre avec. Ou peut-être que j'en ai, mais dans ce cas, je ne me souviens pas d'eux, ce qui est dommageable. J'espère que je n'ai pas trop commis d'embûches dans ma vie passée. Je me prépare mentalement à répondre à cet inconnu intrigant. Réfléchissant à mes paroles. Mon coeur rate un battement quand je fais connaissance de ses souhaits, tout comme sa volonté de m'acquérir. Je ne m’attendais pas vraiment à ça, surtout à un heure où le Refuge ne va pas tarder à fermer. La plupart de mes camarades dorment déjà, mais moi je vis surtout la nuit dans le magasin, j'aime regarder le ciel par delà les vitres ou bien tenir compagnie au gardien de nuit.


_ Sachiez que j'aime faire de nouvelles expérience, et je serai tout pour votre famille. tout particulièrement pour les enfants, j'aime beaucoup m'en occuper. Etrangement, ça m'apaise, et je m'y ressource. Vous savez, la journée, se sont les enfants qui me regarde avec candeur et curiosité dans le Refuge, je semble mystique à leurs yeux, et j'aime cette fascination, je suis leur oratrice.

Je réfléchie quelques instants aux dernières paroles de mon futur acquéreur. Je ne pense pas avoir de questions, ou juste une, mais sa réponse serait mieux s'il me la donnait après qu'on ai quitté le Refuge. Quelque chose en moi me dit aussi que ce gentleman recherche avant tout une alliée ou une confidente, je dois me montrer à la hauteur si je veux gagner sa confiance. Je ne suis pas une petite hybride qui rougit pour rien et dont la moitié du Refuge est une esclave sexuelle, prête à se faire sauter au premier malade venu. Non, j'ai toujouors fait attention à qui pourrait m'acheter ou non. Je ne me considère pas comme inférieure, loin de là, mais ça ne m'empêche pas d'avoir été éduquée en bonne et dûe forme. Je sais tout faire, une vraie fée de logis, et je suis surtout une femme intellecte et de science. Je ne sais pas comment je peux de nouveau pratiquer ma passion, mais j'aimerai un jour recommencer à faire de la science, même si c'est de mon côté. Peut-être pourrai-je contacter un de mes anciens collègues avec qui je m’entendais bien pour jouer aux savant fou à la maison ? Il n'y aurait pas vraiment de but, juste pour me vider la tête. Mais quelque chose en moi me dit que je ne n'aurai pas forcément le temps avec la famille de ce blond bien intrigant en soit.
Relevant le menton, mon corbeau semble lui aussi fixer l'inconnu de ses yeux de sang. Laissant son plumage miroiter sous le néon artificiel du Refuge. Je sourie discrètement.

_ J'aimerai continuer à savourer vontre voix, dans laquelle vous m'en apprendrez plus sur votre famille à laquelle vous semblez tant tenir.

Amicalement, Morrygan
Codage par Libella sur Graphiorum

Hors-sujet.

Dim 06 Nov 2016, 23:00
Invité
Invité


Vous savez, la journée, se sont les enfants qui me regarde avec candeur et curiosité dans le Refuge, je semble mystique à leurs yeux, et j'aime cette fascination, je suis leur oratrice.

Soir



Facile de croire qu’on serait contre un monde qui oblige nos semblables à vivre prisonnier d’une cage en verre. Facile de croire que si l’horreur se présentait à notre porte, nous pourrions la voir et l’empêcher d’entrer. En réalité, l’Histoire prouvait le contraire. Les faits prouvaient le contraire. Face à la tranquillité, la sureté et la possibilité de vivre, bon nombre d’individus acceptent l’insupportables. Parce qu’il n’y a pas qu’une réalité. Il n’y a pas que le système manichéen d’un monde où on aurait le choix d’être un héros, un monstre ou un gens ne servant qu’à l’histoire. Car le monde n’est pas une histoire. Chacun est le monstre, le héros et la banalité. On œuvre à vouloir croire que le bien triomphe toujours du mal. Le bien est défini par l’humanité ; et la frontière, la limite, est changeante d’une personne, d’une société, d’une croyance, d’une pensée à une autre. Si la théorie des mondes parallèles était vraie, dans l’immensité des doublons, il en existerait où la purge serait un système viable et acceptable ; où aimer un seul être serait égoïste et sale ; où aimer serait considérer comme un malheur et la vengeance comme un droit sociétal. Ce sont les règles qui nous définissons que font le monde dans lequel nous vivons. La nature, la réalité, le brut et la sauvagerie ne respectent aucune d’entre elles.

La pureté et les péchés capitaux semblaient cohabiter ce corps sublime dans un tourbillon violent d’une guerre insatiable de couleurs inimaginables. Elle était la perfection, des pointes douces de sa chevelure longue aux ongles de ses doigts magistraux. S’il avait su ce qui tracassait l’ensorceleuse, Lange aurait sans doute eu un rire cristallin, tombant et remontant le long d’une rivière douce comme un poisson aux écailles pailletées. Et ; une part de son âme aurait douté et été fendue.

Son passé était un enchevêtrement d’horreurs, de beautés, de doutes et de certitudes. Dans la suite de ces anneaux emmêlés les uns aux autres, Lange avait été victime et bourreau. Il avait été prostitué, par choix, par envie, par obligation. Il avait violé. Aussi. Abusé, attouché. Toutefois, il n’oubliait pas : qu’il avait aussi été tenté d’être l’inverse. Si Lange haïssait autant les violeurs, c’est qu’il avait toujours craint d’en être un. Chaque jour, il y pensait : et le craignait. Chaque jour, il se rappelait la difficulté qu’il avait eu à repousser une personne dont il était amoureux en la sachant alcoolisée et sous drogue, en sachant qu’elle n’était pas capable de savoir ce qu’elle faisait et qu’elle ne le faisait que pour lui faire plaisir. Il en tirait une certaine fierté. Puis, il se souvenait l’avoir embrassé, presque de force, quelques heures auparavant, sans qu’elle ne se rende compte de ce qui se passait – trop alcoolisé ; Et d’avoir aimé ça, l’avoir contre soi, son corps contre le sien.

Impossible toutefois que cet homme blond – sauf sous l’usage d’une drogue puissante et de menaces d’autrui … et encore – ne se serve d’un hybride comme objet sexuel. Ce ne pourrait pas être possible pour celui qui avait été abusé par des personnes qui avaient de l’autorité sur lui. Il ne commettrait pas la même erreur qu’eux. Aux yeux de Lange, les propriétaires qui prenaient de force leurs hybrides étaient des criminels. Les horreurs et les atrocités du monde entier, telle une image gravée devant ses yeux, ne lui étaient pas inconnues. Si le journaliste acceptait de vivre avec des monstres sur cette île, c’est sans doute car il n’avait jamais vu que leurs masques.
La satisfaction de savoir sa famille en sécurité loin des infamies était une donnée acceptable tant que la réalité n’était pas trop visible ; tant que le journaliste voyait les abus comme des exceptions et les hybrides comme des prisonniers condamnés aux intérêts généraux.

Il la regardait, débout, toujours. Elle, la femme, elle incarnait parfaitement la sobriété, l’assurance et la féminité. Il aimait ça, lui l’homme enfant. Antithétiques. Elle avait les yeux fermés, mais elle voyait. Il avait les yeux ouverts, et il jouait à l’aveugle. Ils se ressemblaient pourtant : ils espéraient que la société actuelle assurait un avenir. Ils voulaient croire en un lendemain ans un système précaire.

Ses paroles sages lui firent du bien. Ses dires sur les enfants aussi et suffirent à le convaincre. La conversation n’était plus dans le but de savoir si c’était elle : C’était elle et nul autre et il savait déjà. La discussion était uniquement dans l’objectif de lui parler. Parce qu’il aimait ça. Il ne s’en rendait pas tellement compte, qu’il appréciait cette compagnie nouvelle et qu’il avait pris sa décision. Il ne se rendait pas compte qu’elle l’avait ensorcelé avec sa voix, son charisme et son mystère. Il se croyait dans une curiosité, une découverte. Il pensait qu’il devait encore demander l’avis des autres. Son esprit savait parfaitement qu’il avait déjà pris sa décision : mais comme souvent, l’homme ne s’en rendait pas compte.

Il dégusta chacun de ses mots avec gloutonnerie et ses yeux furent émus, alors qu’il sourit avec gentillesse. On aurait pu lui dire, à l’instant, qu’elle était une monstrueuse femme qui avait éventré des milliers d’hommes, qui continuerait à sourire et à avoir les yeux brillants. Sa main se posa sur la cage, alors qu’il répondait d’une voix calme :

« Fascinant. Je ne doute pas, - pas le moins du monde -, que vous enchantiez leurs âmes singulières. »


Il s’était rapproché, si proche qu’il pouvait sentir le verre froid contre lui. Pouvait-il vraiment accepter de devenir le prochain bourreau de cette femme ? De la voir s’enfermer chez lui, de l’imaginer là, s’occuper de ses enfants, comme les esclaves de jadis. Pourrait-il rester de marbre, s’il la voyait malheureuse, triste ou avec l’envie de s’enfuir. Pourrait-il accepter de tenir son rôle, celui de l’humain, celui de la personne libre ? Elle était dans une cage, s’il la prenait entre ses mains, parviendraient-ils à les garder assez fermées pour ne pas qu’elle s’envole ? Et assez ouvertes pour qu’elle n’étouffé pas ? Elle souffrirait. Il le savait parfaitement. Son foyer était chaleureux, mais il brûlait régulièrement. La jalousie, les crises, les cris, la colère et les caractères de chacun produisaient une guerre interne permanente. Il le savait parfaitement, que chacun des occupants rêvaient de liberté, tout en ressentant le besoin permanent de revenir à eux. Car telle une tribu, ils étaient liés par un même serment. Parviendrait-elle à s’adapter à eux ? C’était difficile de s’intégrer à une grande famille, d’autant lorsqu’elle était aussi anarchique que la sienne. Lange avait conscience que les pièces rapportées pouvaient ressentir un réel malaise dans leurs univers. S’imposer, sans s’obliger, obtenir une place, était presque un combat qui devrait être naturel : mais qui méritait une récompense à ceux qui y arrivaient. Lange n’avait jamais vu Judith éprouver de difficulté à cela. Ses copains n’étaient que des passades, et chacun le savait. Pour Philip, c’était différent. Il avait réellement aimé sa bien-aimée. Toutefois, elle avait toujours eu l’impression d’être de trop dans ce foyer. Lange avait essayé de se montrer aimable, encourageant, mais trop de mondes, trop de voix, trop de bruit et un Philip différent avec eux, qu’avec elle.

Pauvre petite. La pensée était autant pour Philip que pour la fée Morgane face à lui. Derrière cette vitre, elle était paraissait comme ces mannequins de mode dans les rues parisiennes. Trop blanche, trop fragile, trop éloignée des êtres humains. Elle avait beau être de chair, il l’imaginait se briser en sortant de cet endroit. Les odeurs de putréfactions, d’éther, de formol et de javel pourrait-elle le supporter ? Lorsqu’il faudrait changer les couches de son enfant, nettoyer le vomi de sa fille, être au côté dans le sang, la sueur et parfois d’autres flux corporels, parviendrait-elle à garder sa pureté macabre et son élégance. Parviendrait-elle à accepter le monde tel qu’il était, loin de la litanie de leurs songes rêveurs. Lange n’avait guère les réponses à ses questions. Il n’avait que la certitude que si ce n’était pas elle : il n’aurait sans doute plus l’envie pendant longtemps de venir dans cet endroit.

Il soupira, si près de la vitre qu’une trace de buée se forma. Il avait pris sa décision, il avait maintenant le temps que ça ferme.  

Figé hors du temps et l’instant, cet échange ne se limitait pas au lieu où il se déroulait. Charmé, le magicien blond ne lâchait plus des yeux la  femme de nuit. Quelques mots rassurants, il s’éloigne. Parle au vendeur. Il revient. La cage est ouverte. Il rentre. La main tendue en direction de la jeune sorcière, il se penche en avant, les doigts tendus, fermés, en attendent que sa main touche la sienne. « Votre geôlier accepte que nous allions discuter dans une pièce annexe, » - celles qui servent à observer, toucher et vérifier l’état de l’achat qu’on compte effectuer. Il ne le dit pas. Elle le sait. Ce ne serait que l’humilier.

D’ailleurs, il ne compte pas user de ce droit, à la fois primaire et monstrueux. Il l’a dit au vendeur, pour le convaincre d’accepter. C’est une denrée rare, dans le cas contraire, le vendeur aurait voulu s’assurer qu’il n’abime pas sa marchandise. Difficile de savoir pourquoi l’homme lui a fait confiance. Peut-être car il s’est dit que l’hybride serait se défendre si les intentions du journaliste était mauvaises.

La beauté de la femme était palpable, il espérait qu’elle ne refuse pas de le suivre. Hors de cette cage, hors de cette sécurité, dans une pièce où ils seraient seuls à seuls.  Etrangement, même si personne ne semblait les écouter, il ne pouvait parler de sa famille dans un endroit public. Elle était précieuse, telle la boîte de Pandore, elle contenait tous les vices, tous les défauts mais elle lui donnait l’espoir. C’était une toile à peindre en permanence, une œuvre d’art précieuse avant même qu’elle soit achevée. L’offrir à la vue de tous le rendait inquiet et sur la défensive.

La main tendue, le sourire aux lèvres, il continua posément : « J’y répondrai à votre demande, tant que ma voix vous restera agréable. »  



Il sentait encore le verre froid contre sa main, il sentait encore la distance entre eux. Il eu envie de se redresser et de tout briser. Il se haït, - brutalement - d'accepter la réalité.
Jeu 05 Jan 2017, 14:03
Invité
Invité


détails
Le pluie vous montre à moi
Qui ne tente rien, n'a rien
ft. Lange Aileward
Ʃkaemp はは ™

Novembre 2016
Cher Lange,


C'est un doux songe, j'ai dans la tête une musique, douce, quelque peu mélancolique mais qui raconte une poésie sans parole ni voix. Le chant d'un violon sous le duo d'un doigté d'arpège d'un piano à queue, la douceur elle-même s'invite dans mon esprit. C'est chaud, agréable, je respire doucement en fermant de nouveau les yeux. Je me détends alors que l'inconnu s'échappe de manière fugace, me prononçant des mots de son retour très rapide. Je lui sourie rapidement, hochant doucement la tête. Et je replonge dans la contemplation de mon propre esprit, méditant au calme. Je me questionne sur ce qu'il compte faire de moi, sans pour autant avoir peur ou bien éprouver de l'enthousiasme. Je reste un marbre parfait, froid et apaisé devant les spectateurs de la soirée. Ils se sont de plus en plus rare, très peu de pas foulent maintenant le sol poussiéreux du magasin. La femme de ménage passera demain, certains hybrides ont déjà le sommeil qui les domine. Pour ma part, je reste éveillée, là où le songe charme et vagabonde lâchement dans les esprits, j'essaye de capter ses vibrations. Je lisse discrètement ma cape, alors que Grand Corbeau se préoccupe de son plumage brillant et sans défaut. Cachant sa petite tête sous une aile ténébreuse à moitié déployée, cette dernière frôle mon oreille, je frémis.
Le blond revient vite, comme prévu, et il me tend une main. J'ai senti de l'air frais s'engouffrer dans ma cellule, faisant virevolter quelques mèches de ma chevelure. La porte est ouverte, j'ai libre accès à dehors. D'autres odeurs s’engouffrent dans mes sinus, méconnues et familières. Mon nez frémis, je ne sais pas où ça en est exactement. Je cligne lentement des paupières. Je tends ma main pour la poser sur celle du gentleman face à moi, aucun geste brusque, tout en douceur. Je sourie délicatement en me redressant. Mes jambes ne faiblissent pas, ma cape m'entoure t mes plumes frémissent doucement. Je ne dépasse pas mon futur acheteur de la hauteur, mais je ne suis pas loin de sa taille. Je suis une assez grande femme, et c'est ma foi fort agréable, je ne me sens en rien inférieure malgré ma condition d'esclave. Je sais m'adapter et tirer ma situation à mon avantage en temps voulu.

J'aquiesce sans répondre et avec sourire à ses paroles d'un geste discret du visage, et nous nous dirigeons alors dans cette fameuse pièce annexe. J'ai intérieurement nommée cette dernière : les vestiaires. C'est assez évocateur, et ça me fait sourire, j'ai de la chance de ne pas y être souillée. Je respire calmement, mon habit me suit, et mon oiseau s'est envolé puis s'est tout juste reposé sur mon épaule avant qu'on entre dans cette pièce non loin du back office du personnel. J'ai de nouveau fermé les yeux, je n'ai pas besoin de voir, tout n'est que vibration et mon oiseau est mes yeux. Ces deux perles blanches d'un léger voile rouge, ce sont des bijoux très fragiles que je préserve. La pièce est anormalement blanche, ou presque grisée à cause de l'humidité. Le plafond est comme celui des écoles, et le sol est d'une matière caoutchouteuse. Il n'y a que quelques mobiliers, deux chaises et une table contre le mur, avec un vieux canapé à l'autre bout, juste à côté de l'entrée. Pas de fenêtre, ni de caméra, du moins, je ne le pense pas.
Je continue ma marche, je suis pieds nus, et je ne m'interdis pas la liberté de prendre une chaise, la mettre contre le mur et m'y assoir comme l'exige l'étiquette et le protocole. Ma lourde cape de velours recouvre mes jambes, s'y love comme un serpent en ne dévoilant qu'une partie malicieusement. Je ne cache pas mon buste et mon torse, je suis déjà habillée, à ma manière. Je dirige mon visage vers lui, sans me départir de mon sourire.

_ C'est déjà beaucoup mieux, mais je pense que sont très rares les individus de condition à pouvoir parlementer ainsi avec vous.

Mon pouls est régulier, rien ne contrarie mon organisme et j'attends de voir ce qu'attends de moi mon futur Maître. Je ne sais pas d'ailleurs si je vais l'appeler ainsi, j'aimerai pouvoir dire "M.Duncam" ou bien par son prénom ou tout simplement la désignation de son état civil. C'est beaucoup plus respectueux, et j'en garde ainsi mes distance, sans être une étrangère. On peut comparer Alfred pour Bruce Wayne oui, grossièrement.

_ Maintenant, comme votre voix m'est encore plus plaisante à écouter. Pourriez-vous répondre à ma demande s'il vous plaît ? Et qu'attendez-vous ?

Amicalement, Morrygan
Codage par Libella sur Graphiorum

Hors-sujet.

Dim 15 Jan 2017, 22:25
Invité
Invité


C'est déjà beaucoup mieux, mais je pense que sont très rares les individus de condition à pouvoir parlementer ainsi avec vous.

Soir



Ainsi face à face, dans une pièce vide de toute autre personne et à la décoration des plus neutres, leurs différences paraissent plus intenses et perceptibles. S’ils devaient se tenir l’un en face de l’autre, ils seraient le reflet d’un miroir montrant l’autre monde. Le silence est présent, le temps qu’elle prenne la parole, et n’entraine aucune gêne chez l’homme. L’eau de ses mots peut être aussi nombreuse que les gouttes d’eaux passant dans une cascade intense et ne cessant jamais et aussi rares que l’eau de pluie d’un désert qui n’a jamais vu un nuage le survoler. Quant à ses interlocuteurs, qu’ils soient des pipelettes ne sachant pas se taire ou taciturne n’offrant que quelques mots, il s’en accommode toujours.  La complexité est qu’il se lassera vite, qu’on soit de l’un ou de l’autre genre. Qu’on soit entre les deux, également. Les critères empêchant la lassitude, Lange ne les connait pas lui-même. Il lui arrive, parfois, d’être attaché au point de ne point pouvoir s’ennuyer sur le long terme avec un être – mais cela est plutôt rare.
La fraîcheur de cette rencontre ne cause pas encore ce genre de préoccupation. La phase de la découverte n’étant pas achevé, il est comme un amoureux au début d’une relation, dans la rencontre et la beauté des premiers instants. Ce qui peut venir ensuite, il ne le voit pas. Il n’y pense pas. Et c’est sans doute mieux ainsi. Si on débute une histoire par la fin, il arrive qu’elle s’achève avant son commencement.

Elle attend les réponses à ses questions, il n’attend pas grand-chose ou il attend tout. Elle est magnifique, il l’est sans doute moins. Elle est ravissante, il l’est sans doute moins. Elle est effrayante, il ne l’est point. Elle est prisonnière. Il l’est, aussi, d’une certaine manière. Il ne faut pas croire que seuls ceux qui travaillaient dans les champs de coton étaient les esclaves, les femmes des négriers, les enfants soumis de ces derniers, les employés bloqués et même les esclavagistes sont soumis aux chaînes. L’anarchiste lui-même a de nombreuses chaînes. Il ne suffit pas de crier sa rage, de porter des habits différents, d’avoir une coiffure atypique et de vouloir être libre pour satisfaire à ce besoin de liberté que chaque être humain ressent dès sa plus tendre enfance.
Sa situation est toutefois plus enviable que celle de la jeune femme. C’est certain. D’une certaine manière, il peut la changer plus facilement. Et même l’emprise de sa propre famille est moins contraignante que la puce implantée dans le cou de la femme.

Il s’est assis, comme tout à chacun le ferrait, sans grand état, sans grande stature, avec un peu de négligence. Son père génétique de toute sa hiérarchie royale dirait sans doute sans la moindre attitude convenable et avec cette impolitesse caractéristique de son fils. Bien heureusement, il n’était pas là pour lui casser les pieds. Tant mieux, car Lange avait horreur qu’on vienne le déranger.

« Commençons. »
Annonça-t-il d’une voix sympathique, ne se tenant ainsi, ni trop près, ni trop loin de la jeune femme. En tendant la main, il était au trois quart d’elle, ni à côté, ni en face. Quelques part, ils n’étaient ni en noir, ni en blanc, l’un et l’autre. A l’image des journaux colorés qui avaient changés la vision du monde des noirs et blancs de l’ancien temps, mais ne pourraient jamais donner la réalité des couleurs de ce monde.

« Je me nomme Lange Uster Nathaniel Aileward des Nymphéas. Par simplicité, je me contente en général de me présenter comme Lange Aileward. Bien qu’en travaillant avec moi, vous me connaîtrez sous d’autres noms : Lun Marv (qui est mon préfère), le Prince Lange, Léonard Warren, l’héritier Warren, et tant d’autres … »

L’homme fit un geste de la main, lasse. « Mais ; peu importe. Il n’est pas nécessaire de les retenir. Vous pourrez me nommer par le nom qui vous plaît. Il vous faudra toutefois éviter les maîtres. J’ai assez supporté ce sobriquet de la part  des employés de mon géniteur, pourtant totalement humains, pour n’avoir pas envie de le supporter ici. »

Il n’avait répondu qu’à une question sur les autres posées. Il fallait déjà qu’il s’en rappelle. Son identité ? C’était fait. Le choix de la donner en entière était purement logique. En vivant avec lui, chez eux, elle l’aurait entendu. Que ce soit en répondant au téléphone, en parlant avec ses enfants ou en voyant des clients. Il n’aurait pas été du meilleur effet qu’elle tombe dénue. Et, en la dissimulant, il aurait attisé la curiosité. Ainsi le choix de la sincérité était le meilleur – bien que Lange n’avait aucune envie que son nom traine de gauche à droite. C’était aussi l’avantage d’être dans les médias : il parlait des autres : on ne parlait pas de lui.

Il s’était relevé, pour chercher dans la poche de sa veste son téléphone portable. Cherchant lentement les photographies de ses enfants et de son colocataire pour les montrer au fur et à mesure à Morrygan. Il était plus facile de parler d’une personne en mettant un visage dessus :

« Je vous présente mon fils le plus jeune. » dit-il en montrant son fils Skymoon, en train de jouer avec des petits bonhommes en plastiques. « Il s’appelle Skymoon. Il parle ou babille, pleure peu et sait s’occuper seul. Il a tendance à bouger et se sauver, mais n’est point un problème.»

Le doigt de l’homme fit glisser l’image sur l’appareil photographique pour montrer la photographie d’une petite fille à la peau trop blanche et aux cheveux trop noirs. « C’est ma fille Rose. Elle veut devenir cow-boy et est encore à l’école primaire. Elle est aussi plutôt débrouillarde. »

La photographie suivante est celle d’un garçon à la chevelure dorée, habillée avec des vêtements trop grands, au visage buté et visiblement pas ravi d’être pris en photographie. « Mon fils Jacques, c’est un adolescent … compliqué. Il ne vous acceptera pas. N’y faîtes pas attention, il lui faut du temps. Toujours. »

La photographie suivante a un visage identique au premier, des yeux plus grands d’un même vert, et des cheveux bruns et longs « Son frère jumeau, Simon. Il est atteint d’un autisme atypique. Lorsque vous serez à la maison, vous devrez sans doute veiller sur lui. Il vous acceptera, sans doute, facilement. Il est fasciné par les hybrides. »

La photographie suivante est celle de trois jeunes gens, déjà adultes, dont l’un semble bien plus âgé. Le plus âgés,  à la peau brune, aux cheveux noirs et à l’air goguenard, Lange le présente rapidement :

« C’est Eden, mon colocataire. Il travaille comme scientifique, mais il est très absent en ce moment. Elle c’est ma fille Judith et lui mon fils Philip. Ils m’aident beaucoup dans les affaires et sont de deux caractères joyeux. Ils sont assez similaires, même s’ils aiment croire le contraire – enfin, assez … »


Eteignant du pouce son téléphone portable, Lange regarda la jeune femme dans les yeux :

« Bien. Vous ne pourrez pas venir aujourd’hui. Je viendrai demain. Je viendrai vous chercher dans l’après-midi, - je ne sais pas l’heure pour l’instant. Et je serai accompagné d’une des personnes que j’ai citées. Laquelle préfériez-vous ? »
 [/color]



Sans doute que sa joie ne serait pas partagée par tous les autres.
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» echange un chetiflor shiney
» [Libre] Sous la pluie et le vent.
» Une nouvelle montre s'il vous plait !! [PV Dexter]
» Le tonnerre gronde, la pluie tombe, j'en suis heureuse....[Légende Japonnais]
» Et vous, vous ecoutez quoi souvent?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Neko Criminal :: La communauté :: Les anciennes histoires. :: Les rp's abandonnés.-
Sauter vers: